Tennis

L’Américaine a remporté le titre au terme d’une finale malheureusement sans intérêt.

Sloane Stephens aura donc bien été jusqu’au bout le tube de l’été aux Etats-Unis ! A 24 ans, elle a remporté samedi le premier titre du Grand Chelem de sa carrière aux dépens de sa compatriote Madison Keys (6-3,6-0). Cette dernière est totalement passée à côté de son sujet, accumulant les fautes directes et mauvais choix. Stephens, incroyablement calme et concentrée sur son sujet pour ce premier très grand rendez-vous de sa carrière, a rapidement pris le dessus et n’a jamais lâché. Même à 4-0 0-40 dans le deuxième set, elle n’a pas laissé filé un point et est au contraire repartie à l’abordage.

Sa victoire à l’US Open est sans aucun doute un des plus grands exploits récents sur le circuit tant elle était vouée à vivre une saison difficile en ne la commençant qu’à Wimbledon suite à une fracture de fatigue au pied gauche. Au-delà de la 900e place mondiale à Toronto, là voilà assurée désormais d’une 17e place mondiale. Hallucinant ! Les promesses de sa demi-finale 2013 à Melbourne n’étaient donc pas vaines : Stephens a su se reprendre. Elle a surtout réussi à gagner un titre du Grand Chelem avec une maîtrise de son jeu et de ses nerfs stupéfiante. Ce qui est forcément le signe qu’elle pourra refaire le coup.

Pour l’avenir de Keys, on va surtout espérer que ce match atroce a été causé par cette cuisse droite plus que par ses nerfs. Ce tableau féminin avait réservé une quinzaine fantastique jusque-là donc on va choisir d’oublier le niveau de jeu de cette finale pour se souvenir d’un autre match de Stephens : sa demi-finale face à Venus Williams. C’est le brio de ce troisième set qui a été sa grande victoire de la quinzaine et en fait une gagnante légitime en Grand Chelem. Le tennis américain a perdu Serena Williams depuis Melbourne mais il finit sa saison de Grand Chelem avec un avenir brillant conclu par la première finale 100% américaine à l’US Open depuis 2002. Il va tout de même devoir espérer que cette fois, Sloane Stephens ne perde pas son chemin. A voir sa joie mesurée et sa sérénité, on a envie de croire que Stephens est là pour durer tant son jeu a vraiment de quoi assurer la relève.