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Le tribunal de première instance de Bruxelles, statuant en référé, a annulé la sanction d'un an infligée à Yanina Wickmayer et Xavier Malisse par le tribunal flamand antidopage (VDT). Les deux sportifs peuvent rejouer pour l'instant, rapporte Het Nieuwsblad et Sporza lundi.

La décision du tribunal de Bruxelles repose sur la convention européenne des droits de l'homme. En attendant l'avis du Conseil d'Etat, le juge du tribunal de Bruxelles, Ann Robijns, a interdit l'exécution de la suspension d'un an infligée par le VDT le 5 novembre dernier pour infraction aux règles des 'whereabouts'. Une décision surprenante dans sa rapidité puisque les parties s'attendaient à une position du tribunal dans deux semaines seulement, au début du mois de janvier.

Maître Johnny Maeschalck, conseiller de Wickmayer et Malisse, a expliqué que le jugement se basait sur l'article 6 de la Convention européenne des droits de l'homme lorsque l'athlète n'a pour seul recours que de faire appel devant une instance de droit privé comme l'est le Tribunal Arbitral du Sport (TAS), arguant que la langue utilisée n'est pas la même, et contraire aux droits de la défense, en outre une partie tiers (l'AMA) est intervenue pour interjeter appel afin de vérifier si les conditions d'infliger un an de suspension (au lieu de 2, comme le prévoit le code mondial) étaient respectées par le VDT. Le tout échappe au contrôle d'un juge belge.

Maître Kristof De Saedeleer, qui s'est occupé du dossier lundi, se montre malgré tout prudent sur les conséquences d'un tel jugement. "Nous avons passé le premier tour", compare-t-il dans un entretien à Sporza. "Mais nous n'avons pas encore gagné le tournoi. Nous devons voir à présent dans les prochains jours comment il est possible de limiter les dégâts. Par rapport notamment à l'Open d'Australie où les inscriptions sont en principe clôturées.

L'affaire n'est certainement pas encore close, mais dans l'immédiat, nous supposons que les deux athlètes vont pouvoir rejouer le plus vite possible. Le 18 novembre, les deux athlètes avaient interjeté appel devant le TAS qui doit en principe se prononcer dans les 4 mois.