Tennis

Grâce à son succès face à Jérôme Golmard en demi-finale (Golmard qui avait pris la mesure de Christophe Rochus en quarts), Xavier Malisse s'est hissé en finale du tournoi d'Atlanta, doté de 400.000 dollars.

«Je vais essayer cette fois de gagner», avait-il lancé après sa victoire face au Français.

Malisse faisait évidemment référence aux trois précédentes finales qu'il avait à chaque fois perdues. Il lui faudra cependant attendre encore un peu car, cette fois-ci encore, le Courtraisien s'est incliné face à l'espoir américain Andy Roddick (6-2 6-4).

Si cette performance n'est pas vraiment étonnante (tant les résultats 2001 du jeune Courtraisien sont de très haut niveau), il serait faux de ne pas en attribuer une partie des mérites au nouveau coach du désormais premier joueur belge au classement ATP.

Cela fait en effet une semaine que Malisse travaille en compagnie de David Felgate qui vient de stopper une collaboration de neuf ans et demi avec Tim Henman.

«David connaît vraiment très bien le tennis, avançait Malisse en début de tournoi. S'il a amené Henman de zéro au Top 10 mondial, c'est qu'il sait comment travailler avec un joueur. Sa grande force se situe au niveau tactique.»

BARCELONE

A Barcelone, Juan Carlos Ferrero s'est imposé en battant son compatriote Carlos Moya 4-6, 7-5, 6-3, 3-6, 7-5.

Ferrero, 21 ans, a fait prévaloir sa fraîcheur physique face à Moya, son aîné de trois ans, dans un duel ibérique âprement disputé et qui a duré 4 h 20 min.

Moya rentrait vite dans le match: il gagnait le premier set et faisait le break d'entrée dans le second.Mais Ferrero resserrait son jeu et revenait à 5-5 avant d'égaliser à une manche partout.

En confiance, Ferrero empochait facilement le troisième set grâce à des coups droits ravageurs. Moya, de retour d'une blessure au dos qui l'avait tenu éloigné des terrains pendant une année, refusait cependant de baisser pavillon et enlevait avec brio la quatrième manche sur le même score. Sur sa lancée, il se détachait même 2-0, puis 3-1 dans le cinquième et dernier set avant d'accuser un passage à vide. Fatigué et commettant de nombreuses fautes directes, il laissait alors Ferrero revenir à 4-4.

Ferrero, qui avait sauvé deux balles de match au premier tour contre Adrian Voinea, s'engouffrait dans la brèche. Moya tenait jusqu'à 6-5 grâce à ses premières balles de service. Ferrero dominait alors les échanges pour s'offrir sa première balle de match sur une corde cassée de Moya.

Dégoûté, Moya envoyait un baiser ironique au ciel et réussissait à retarder l'échéance grâce à un coup droit gagnant. Quelques instants plus tard, une volée amortie lui sauvait la mise une seconde fois avant de finalement s'incliner. (P.H. et AFP)

© La Libre Belgique 2001