Tennis La championne de tennis et son père poursuivis pour des infractions à la construction.

La championne de tennis Yanina Wickmayer, 27 ans, et son père Marc, 63 ans, étaient poursuivis hier, devant le tribunal correctionnel de Louvain, pour des infractions à la construction sur une villa à Diest.

C’est en 2012 que le domaine qui longe le Meilrijk à Diest a été acheté par la championne. C’est devenu une société, la nv Biesthoeve, dont la joueuse est administratrice-déléguée.

Dans la seconde moitié de 2012, quelques modifications ont été apportées au bâtiment. Une annexe a été agrandie avec trois portes de garage, un revêtement en dur a été posé et des arbres qui se trouvent dans une réserve naturelle auraient été abattus. "En introduisant une demande de régularisation, on a aussi avoué les faits", explique le procureur qui se réfère à des photos aériennes jointes au dossier.

Le ministère public a réclamé contre la société, Yanina ainsi que son père, à chaque fois une amende de 300.000 euros et une peine de prison. La magistrate exige également qu’endéans l’année, tout soit remis en l’état moyennant une astreinte de 450 euros par jour.

La demande de régularisation des Wickmayer avait été introduite en 2013 à la demande de l’agence Nature et Forêt qui s’inquiétait de voir mis en péril l’agencement de l’espace vert.

L’avocat de Yanina Wickmayer - la joueuse ne s’est pas déplacée elle-même - réclame pour sa part l’abandon des poursuites pour irrecevabilité.

Selon la défense, Yanina Wickmayer, en tant qu’administratrice-déléguée domiciliée à Hasselt, n’a jamais été informée des poursuites. "Vous ne trouverez aucun courrier qui lui a été officiellement adressé".

Selon l’avocat, il n’y a pas eu d’arbres enlevés et le volume du bâtiment n’a pas été agrandi mais diminué. "Ma cliente n’a jamais été entendue et n’a donc jamais pu se défendre", continue l’avocat qui plaide la violation du droit d’audition.

Le père de Yanina a essayé, via son avocat, de persuader le tribunal qu’il n’avait jamais été actionnaire ou dirigeant durant la période des faits présumés. Rien ne peut donc lui être reproché.

Jugement le 10 avril.