Finances Les coulisses de la fête, un secteur un peu particulier
Peu après ses études de sciences économiques à Louvain la Neuve en 1997, Cédric de Surgères se lance dans la vie active avec un de ses amis, Hugues Terlinden. Le point de départ ? Une grange à Tourinnes-Saint-Lambert et un millier de verres qu’ils louent pour des fêtes et lavent à la main le lendemain. Le concept marche et ils achètent un lave-vaisselle. L’entreprise grandit très vite, achète du matériel, des camions, engage du personnel, déménage cinq fois et devient la spécialiste de la location de matériel pour l’organisation de réceptions. Elle s’adresse, plus particulièrement aux traiteurs, aux sociétés d’évènements et aux entreprises.

Les deux jeunes entrepreneurs veulent offrir plus de service à leur clientèle et créent cinq filiales : en 2004, La Cense d’Herbecq (une magnifique ferme brabançonne située à Saintes qui devient un espace de location pour évènements), en 2005, On the Rock (spécialisée dans la production et la livraison de glaçons et de glace pilée), en 2006, Couleur d’un Soir (location de nappages et serviettes), Chaises Divans Salons (location de mobilier) et en 2009 CdS Design. CdS, dont le logo est Louée soit la fête, offre désormais une gamme de produits très complète. Cédric de Surgères explique : « c’est un secteur un peu particulier car on travaille vingt heures sur vingt-quatre et sept jours sur sept. On a très peu de temps à consacrer à sa famille sauf durant les vacances scolaires où les affaires s’arrêtent. Mais, c’est un monde positif, un monde un peu magique. C’est la magie de la fête ».

Astrid de Surgères aux commandes du marketing et des ressources humaines
Le jeune entrepreneur voulait que son épouse le rejoigne dès le début. Astrid de Surgères confie : « Je n’étais pas rassurée de me lancer dans une si jeune entreprise. Je voulais la stabilité. J’ai commencé par travailler dans une société qui réalisait des enquêtes pour les partis politiques et pour des associations. Ensuite, j’ai rejoint le département communication de Belgacom ». Sept ans plus tard, après la naissance de leur premier enfant, le couple déménage dans le Brabant wallon. Cela devient compliqué de gérer la famille, la maison et les navettes vers Bruxelles. Elle désire plus de flexibilité, saute le pas et rejoint l’entreprise de son mari. La société s’est beaucoup développée et il y a de plus en plus de personnel. Il faut quelqu’un pour s’occuper du marketing et des ressources humaines. Cédric de Surgères explique « Au début, nous étions une petite PME et tout le monde était au four et au moulin. Gérer cinq personnes était une chose facile mais avec 40 personnes, les choses se sont compliquées. Mon épouse a joué un rôle très important dans la société ». Astrid poursuit « J’étais responsable de l’image de marque et je conseillais les clients en matière de décoration. J’accordais une grande importance au bien-être de tout le monde, j’étais à l’écoute des ouvriers. Lorsque nous engagions du personnel, je leur transmettais l’esprit de l’entreprise et veillais à ce que les nouveaux mettent le bon pied à l’étrier. Les hommes, qui étaient sur le terrain, n’avaient pas de temps à consacrer à cela ».
Quand une bonne opportunité se présente, il faut la saisir.
En 2015, le groupe Options, qui est actif dans le même secteur dans différents pays européens, désire s’agrandir et propose à Cédric de Surgères de racheter son entreprise.
« Je n’étais pas vendeur. Mais je ne voulais pas continuer jusqu’à 65 ans car je considère que c’est une activité où la pression est constante et où la vie de famille n’a pas beaucoup de place. Pour continuer à me développer, il fallait que j’investisse encore et je n’y étais pas prêt. Comme j’ai toujours été bien conseillé, j’ai suivi les conseils avisés que l’on m’a donnés. Je me suis dit que c’était une occasion et j’ai sauté le pas » explique Cédric de Surgères.

Vers un nouveau projet : Recevez comme chez vous
Cédric de Surgères considère qu’il a passé vingt années passionnantes durant lesquelles il n’a pas vu le temps passer « Je suis fier d’avoir créé mon entreprise et de l’avoir développée. Je suis aussi heureux de l’avoir vendue. Elle est pérenne et le personnel est toujours là ».
Le couple a d’autres projets dont celui de redéployer les activités à la Cense d’Herbecq (Saintes – Brabant Wallon) qui avaient été mises en veilleuse car CdS ne leur en laissait plus le temps. Il a aménagé et décoré de façon très actuelle les anciennes écuries et la grange en salles de réunion et de conférence. Ces nouveaux espaces sont dédiés aux sociétés qui désirent organiser des séminaires, des formations, des journées au vert et des team building.