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Régionales: dernier meeting du PS, avec déjà un parfum de victoire
Mis en ligne le 11/03/2010 à 23h33
PARIS (AFP)
Pour cette dernière ligne droite, Martine Aubry, venue soutenir le président francilien sortant Jean-Paul Huchon, a fait salle comble au Cirque d'hiver, avec plus de 1.700 personnes. Dans une ambiance de kermesse joyeuse, les jeunes socialistes agitaient des drapeaux rouges et blancs et les militants brandissaient des affichettes "La Gauche avec Huchon",
Devant un grand mur "Huchon 2010 La Gauche Ile-de-France, avaient pris place les têtes de liste francilienne, le président sortant a donné le ton: "les socialistes et leurs alliés sont présents et rassemblés. Oui nous sommes là et la victoire est à portée de main".
"Nous pouvons, nous devons gagner toutes les régions, parce que les Français en ont besoin", a renchéri Mme Aubry dans un discours fleuve d'une heure, mais a tempéré le maire de Lille, "rien n'est gagné, rien n'est joué". Les sondages semblent "reconnaître" l'avance socialiste mais "ne font pas le vote".
En effet, tous les indicateurs sont au vert sinon au rose pour le PS qui, avec ses alliés, pourrait conserver, selon les sondages, la quasi totalité des 20 régions métropolitaines acquises en 2004 et emporter éventuellement la Corse.
La patronne du PS s'est livrée à un réquisitoire contre le chef de l'Etat et sa "politique inégalitaire, injuste".
Le "PS doit être au plus haut" et "cela entraînera une grande dynamique de rassemblement de la gauche", a assure le maire de Lille qui a cependant averti les Verts : "Quelle que soit l'excitation des derniers jours de campagne, ne vous laissez pas aller aux petites phrases", alors que les Verts ne voulaient pas jouer les "idiots utiles" du PS avant les négociations du second tour devant démarrer dimanche soir.
De son côté, M. Huchon a assuré que les "retrouvailles avec les Verts, avec nos amis communistes seront naturelles" et que "notre unité" "ne sera pas de façade".
Il ne faut "pas être désinvolte le 14, ce n'est pas une envie hégémonique arrogante", a lancé Bertrand Delanoë qui a taclé les Verts, sans les nommer, voyant des "gens" qui avaient "un peu le melon".
Autre héros de la fête, Ali Soumaré, tête de liste dans le Val d'Oise, accusé à tort par l'UMP, "diffamé" selon M. Huchon, "victime d'une campagne de calomnie", pour Mme Aubry, a été plusieurs fois ovationné.
Le maire de Paris s'est d'ailleurs étonné d'une "telle violence à l'égard des socialistes de la part de l'UMP", déplorant "une débauche de violence" qu'il n'avait pas connue dans sa "vie de militant".
"Si on nous traite de délinquant récidiviste, de corps français pas assez traditionnel, si à nous seuls sont adressés des coups si durs (...) c'est parce que sommes le meilleur rempart contre la politique de destruction sociale de la droite", a jugé M. Delanoë.
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