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Régionales: dernier meeting du PS, avec déjà un parfum de victoire
Mis en ligne le 12/03/2010 à 00h32
PARIS (AFP)
Pour cette dernière ligne droite, Martine Aubry, venue soutenir le président francilien sortant Jean-Paul Huchon, a fait salle comble au Cirque d'hiver, avec plus de 1.700 personnes. Dans une ambiance de kermesse joyeuse, les jeunes socialistes agitaient des drapeaux rouges et blancs et les militants brandissaient des affichettes "La Gauche avec Huchon",
Devant un grand mur "Huchon 2010 La Gauche Ile-de-France, avaient pris place les têtes de liste francilienne, le président sortant a donné le ton: "les socialistes et leurs alliés sont présents et rassemblés. Oui nous sommes là et la victoire est à portée de main".
En effet, tous les indicateurs sont au vert sinon au rose pour le PS qui, avec ses alliés, pourrait conserver, selon les sondages, la quasi totalité des 20 régions métropolitaines acquises en 2004 et emporter éventuellement la Corse.
Mais alors qu'une forte abstention est prévue, Mme Aubry a lancé: "Il faut le dire aux Français : si vous vous abstenez, le Président de la République ne va pas s'abstenir" avant de prévenir du "coup de bambou" après les élections, notamment la taxe carbone, la TVA sociale.
La patronne du PS s'est livrée à un réquisitoire contre le chef de l'Etat et sa "politique inégalitaire, injuste".
De son côté, M. Huchon a assuré que les "retrouvailles avec les Verts, avec nos amis communistes seront naturelles" et que "notre unité" "ne sera pas de façade".
Il ne faut "pas être désinvolte le 14, ce n'est pas une envie hégémonique arrogante", a lancé Bertrand Delanoë qui a taclé les Verts, sans les nommer, voyant des "gens" qui avaient "un peu le melon".
Autre héros de la fête, Ali Soumaré, tête de liste dans le Val d'Oise, accusé à tort par l'UMP, "diffamé" selon M. Huchon, "victime d'une campagne de calomnie", pour Mme Aubry, a été plusieurs fois ovationné.
Le maire de Paris s'est d'ailleurs étonné d'une "telle violence à l'égard des socialistes de la part de l'UMP", déplorant "une débauche de violence" qu'il n'avait pas connue dans sa "vie de militant".
"Si on nous traite de délinquant récidiviste, de corps français pas assez traditionnel, si à nous seuls sont adressés des coups si durs (...) c'est parce que sommes le meilleur rempart contre la politique de destruction sociale de la droite", a jugé M. Delanoë.
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