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Le monde commémore la catastrophe de Tchernobyl avec Fukushima en toile de fond
Mis en ligne le 26/04/2011 à 10h07
KIEV (AFP)
Les présidents ukrainien Viktor Ianoukovitch et russe Dmitri Medvedev doivent se retrouver symboliquement sur les lieux du drame et parler des mesures à prendre pour améliorer la sécurité nucléaire et aider ceux qui ont nettoyé le site après l'explosion.
Avant de se rendre sur le site, M. Medvedev a indiqué que la Russie proposerait au sommet du G8 en mai "des initiatives concrètes concernant le renforcement des mesures de sécurité dans les centrales nucléaires", dans un texte publié par le Kremlin.
Ces mesures viseront à "accroître la responsabilité des pays utilisant l'énergie atomique", a ajouté le chef de l'Etat russe.
Un quart de siècle plus tard, le patriarche russe Kirill, accompagné de prêtres et du Premier ministre ukrainien, Mykola Azarov, a célébré dans la nuit de lundi à mardi à Kiev un office des morts.
Le glas d'une église ukrainienne a sonné à 01H23 -- au moment de l'explosion -- et retenti 25 fois, soit le nombre d'années qui se sont depuis écoulées.
Après l'explosion à Tchernobyl le 26 avril 1986, l'URSS a envoyé en quatre ans 600.000 "liquidateurs" exposés à de fortes doses de radiation avec une protection minime pour éteindre l'incendie et nettoyer la zone autour de la centrale.
Le bilan de Tchernobyl suscite toujours la controverse.
Le comité scientifique des Nations unies sur les effets des rayonnements ne reconnaît que 31 morts d'opérateurs et de pompiers directement imputables aux effets de la radiation, alors que Greenpeace parle d'au moins 100.000 morts des suites de la contamination radioactive.
Le silence officiel soviétique, suivi de mensonges, a néanmoins contribué à la contamination de centaines de milliers de personnes, principalement en Ukraine, au Bélarus et en Russie.
L'URSS n'a reconnu le drame qu'au bout de tro is jours, après que la Suède atteinte par le nuage radioactif a alerté le monde le 28 avril 1986.
M. Medvedev a estimé lundi que "dire la vérité" était la principale leçon à tirer de Tchernobyl tout comme de l'accident de Fukushima.
De son côté, le Japon a une nouvelle fois souligné mardi que les accidents de Tchernobyl et de Fukushima étaient "de nature différente", selon un porte-parole du gouvernement Yukio Edano, s'exprimant à Tokyo.
"La quantité de radioactivité relâchée (à Fukushima) a été d'environ un dixième" de celle relâchée à Tchernobyl, a-t-il déclaré.
La centrale ukrainienne n'a été définitivement fermée qu'en décembre 2000, mais le réacteur accidenté recouvert d'une chape de béton à la va-vite n'est toujours pas suffisamment isolé.
Au cours d'une conférence le 19 avril à Kiev, la communauté internationale a débloqué 550 millions d'euros -- sur un total de 740 millions d'euros manquants -- pour aménager un nouveau sarcophage à Tchernobyl.
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