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Le gouvernement grec approuve à "l'unanimité" le plan d'austérité
Mis en ligne le 11/02/2012 à 00h18
ATHENES (AFP)
Les mesures d'austérité devraient être approuvées dimanche par le Parlement.
"Il y a eu une approbation unanime" de l'accord qui sauvera la Grèce d'un défaut désordonné en mars, a précisé à l'AFP le bureau du Premier ministre Lucas Papademos.
L'agence semi-officielle Athens News Agency (ANA) a indiqué que l'accord a été soumis au Parlement pour qu'il se prononce dimanche par un vote, mais les porte-parole du gouvernement n'ont pas pu être joints pour confirmer cette information.
Un accord sur les mesures d'austérité exigées de la Grèce par l'Union Européenne et le Fonds Monétaire International (FMI) avait été atteint dans la semaine, selon M. Papademos, mais le plus petit partenaire de la coalition, le part d'extrême-droite Laos, s'est retiré du gouvernement vendredi pour protester contre les mesures projetées.
Les partenaires de la Grèce au sein de la zone euro lui avaient signifié explicitement cette semaine qu'elle devait consentir des mesures d'austérité supplémentaires pour que soient débloqués des prêts décidés dans le cadre du premier plan d'aide de $171 milliards de dollars en suspens depuis octobre.
L'aide européenne est indispensable pour qu'Athènes puisse éviter la faillite le 20 mars lorsqu'elle devra rembourser près de 14,5 milliards d'euros de dettes arrivant à maturité.
Le Premier ministre grec a mis en garde vendredi contre un risque de "chaos incontrôlé" en Grèce sans accord sur le plan d'austérité, après la démission de six ministres opposés aux mesures de rigueur exigées par l'UE et le FMI.
M. Papademos a prévenu que la Grèce se trouvait dans "un moment de responsabilité historique".
"Je suis pleinement conscient que ce que vous devez décidez est douloureux", a-t-il ajouté à l'adresse des responsables politiques, toutefois "la faillite de la Grèce n'est pas une option que nous pouvons nous permettre".
Si le pays renonçait aux efforts demandés par les bailleurs de fonds et acceptait un défaut de paiement désordonné, l'Etat serait "incapable de payer les salaires, les pensions et de maintenir des services de base comme les hôpitaux et les écoles" a-t-il prédit.
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