Michael Moore (pro) jette son brûlot anti-Bush sur la Croisette

Michael Moore, le trublion américain, a lancé lundi «Fahrenheit 9/11», son brûlot tant attendu au festival de Cannes (sud-est de la France), un pamphlet au vitriol contre la politique de George W. Bush, qu’il compte bien montrer au public américain avant l’élection présidentielle.

AFP
Michael Moore (pro) jette son brûlot anti-Bush sur la Croisette
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Michael Moore, le trublion américain, a lancé lundi «Fahrenheit 9/11», son brûlot tant attendu au festival de Cannes (sud-est de la France), un pamphlet au vitriol contre la politique de George W. Bush, qu’il compte bien montrer au public américain avant l’élection présidentielle.

Après le refus de Disney de distribuer le film, les projections, en première mondiale de «Fahrenheit 9/11» ont été prises d’assaut au Festival de Cannes où Michael Moore, descendu symboliquement samedi dans la rue avec les artistes et techniciens protestataires, avait déjà drainé les caméras du monde entier.

Plus discrètement, Alexandra Kerry, la fille du candidat démocrate à la Maison Blanche et sa proche confidente, tentait de se cantonner au cinéma et d’éviter la politique. Un pari assez difficile puisque «The full measure», le court métrage que présente cette jeune femme de 30 ans raconte le retour d’un combattant traumatisé par la guerre du Vietnam. Une guerre qu’a faite son père qui n’a pas encore vu le film. «L’anti-busherie est dans la place», écrivait mardi le quotidien Nice-Matin.

Michael Moore, qui a obtenu l’Oscar et le prix du 55ème Festival de Cannes pour «Bowling for Columbine», a déclaré que «Fahrenheit 9/11» allait «lever le voile. Ca va être un choc pour le public américain. Il va voir des choses qu’il n’a jamais vues et réagir comme il convient», a affirmé le documentariste.

Entre l’humour décapant d’images dévastatrices pour le président et la douleur d’une mère qui a perdu son enfant en Irak, Michael Moore se livre à une démonstration implacable des liens entre la famille d’Oussama ben Laden et la famille Bush, à l’orchestration de l’offensive contre l’Irak et à ses conséquences.

Le spectateur informé, ou le lecteur de son dernier livre, «Dude, Where’s My Country?», n’y trouvera pas des révélations spectaculaires malgré le «scoop» annoncé sur le dossier militaire du président. Mais les images taboues de jeunes militaire mutilés et amputés, les cadavres d’Américains brûlés, exhibés et pendus en Irak, la visite de talibans au Texas, le désarroi de jeunes soldats, la molle recherche de Ben Laden en Afghanistan auront certainement l’impact recherché par Michael Moore.

«Quand je fais un film, je veux qu’il soit vu un vendredi soir, qu’il soit distrayant et agréable, pour manger du pop corn, rire et pleurer, qu’on en parle 1H30 plus tard, une semaine plus tard. J’ai voulu parler de l’époque difficile dans laquelle nous vivons. Mais il important de rire dans les périodes difficiles», a dit le réalisateur.

Michael Moore, moins présent à l’écran que dans ses films précédents, a précisé : dans «Fahrenheit 9/11», «je suis la personne sérieuse et George Bush est le comique». Parmi les scènes stupéfiantes et inédites, on voit le président le 11 septembre au matin, dans l’école de Floride où on lui glisse à l’oreille la nouvelle de l’attentat. L’air perdu, ne sachant que faire, l’homme le plus puissant du monde prend un livre pour enfants, le feuillette, sept minutes s’écoulent ainsi...

Le réalisateur, qui a accusé les grands réseaux américains de ne pas faire leur travail, a été dépassé par l’actualité en matière d’images-choc, avec les photos des tortures commises par des soldats américains en Irak. Michael Moore a d’ailleurs précisé que Miramax, qui a produit le film après la défection d’Icon, la société de Mel Gibson, lui avait «donné la possibilité de le modifier dans les six semaines à venir en fonction de l’actualité».



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