Journal du 17 mai

(F.Ds)
Journal du 17 mai
©AP

«Je ne me rendais pas compte à quel point c'était fatigant!»

Jamais entendu Benoît Poelvoorde avec cette voix, si lente, si atone. Lui qui a toujours tellement la pêche, il ne reste plus que le noyau.«Ce qui est fatigant, ce n'est pas les films mais c'est tout ce qu'il y a autour. De la presse, des télés, il y a en partout. Je ne peux plus bouger sans avoir une caméra sur moi.»

Il est vrai qu'en invitant Benoît Poelvoorde, le Festival de Cannes invitait le scénariste d'un film culte, un acteur hyper populaire mais aussi un sacré boute-en-train pour allumer la Croisette.

«Ce que je n'ai pas manqué de faire! (Sa voix revient). Je n'ai rien changé dans mon comportement. Mais il arrive un moment où je ne peux plus rien donner aux caméras, car je n'ai plus rien à dire. Quand je suis sorti de la projection du film coréen, il était quasi une heure du matin, j'étais épuisé, mais je voulais aller boire un verre à la soirée de José Garcia pour la sortie de «People». Finalement, j'ai fait demi-tour, il n'y avait que des caméras. Il n'y avait plus de public, seulement des caméras qui montrent au public l'endroit où celui-ci voudrait être. On ferait mieux de laisser entrer un peu plus de public et un peu moins de caméras. Là, je ne pouvais plus rien donner.»D'ailleurs, certains auront remarqué qu'on ne voit pas souvent Benoît monter les fameuses marches. Pour une séquence de la meilleure façon de monter les escaliers à la manière de la meilleure façon de marcher des «Randonneurs», on attendra.

«Je préfère monter ceux d'à-côté. J'ai monté les marches deux fois, je trouve cela embarrassant. On se parle sans se parler et quand les photographes hurlent mon nom, je ne sais plus quoi faire. Je me sens mal à l'aise. Je les ferai encore une fois, la dernière pour la clôture, la remise de la palme.»

Ce n'est pas pour demain, et il reste encore pas mal de films à voir d'ici-là. Le temps de s'habituer aux séances de 8h30 du matin. «Si j'ai fait la fête, c'est difficile d'être bien dispos le matin. Ce que je préfère alors, c'est voir le film l'après-midi, ce qui permet de boire un coup un peu plus tard. Et si ce n'est pas possible et bien, je fais une petite sieste l'après-midi. Comme maintenant.»

© La Libre Belgique 2004





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