Yolande Moreau Mammuth Gainsbourg : vie héroïque

Deux fois récompensée du César de la Meilleure actrice (en 2005 pour "Quand la mer monte" et en 2009 pour "Séraphine"), Yolande Moreau ne pouvait sans doute par récolter moins de deux nominations aux premiers Magritte du cinéma. Soit une fois dans la catégorie Meilleure actrice pour son rôle dans "Mammuth", en épouse de Gérard Depardieu, et une fois dans celle de Meilleure actrice dans un second rôle, pour son interprétation de la chanteuse Fréhel dans le "Gainsbourg : Vie héroïque", de Joann Sfar. Faut-il encore présenter cette comédienne dont le critique américain Stephen Holden écrivait, en 2009, qu’elle est "sans équivalent parmi les actrices nord-américaines" ? Ancienne éducatrice, passée à l’école du mime Jacques Lecoq, elle a commencé par faire rire dans les cafés-théâtres bruxellois "en ne faisant strictement rien" (sic). Cet art du geste et du regard, plus que du verbe, qu’elle manie pourtant de si inimitable et jolie manière, faisait encore merveille dans cette scène inénarrable de "Mammuth" : épelant le nom de son personnage dans un cornet de téléphone ("Pi-lar-dosse !"), elle a fait pleurer de rire toute une salle de critiques internationaux au Festival de Berlin - ça vaut bien un Magritte.

Deux fois récompensée du César de la Meilleure actrice (en 2005 pour "Quand la mer monte" et en 2009 pour "Séraphine"), Yolande Moreau ne pouvait sans doute par récolter moins de deux nominations aux premiers Magritte du cinéma. Soit une fois dans la catégorie Meilleure actrice pour son rôle dans "Mammuth", en épouse de Gérard Depardieu, et une fois dans celle de Meilleure actrice dans un second rôle, pour son interprétation de la chanteuse Fréhel dans le "Gainsbourg : Vie héroïque", de Joann Sfar. Faut-il encore présenter cette comédienne dont le critique américain Stephen Holden écrivait, en 2009, qu’elle est "sans équivalent parmi les actrices nord-américaines" ? Ancienne éducatrice, passée à l’école du mime Jacques Lecoq, elle a commencé par faire rire dans les cafés-théâtres bruxellois "en ne faisant strictement rien" (sic). Cet art du geste et du regard, plus que du verbe, qu’elle manie pourtant de si inimitable et jolie manière, faisait encore merveille dans cette scène inénarrable de "Mammuth" : épelant le nom de son personnage dans un cornet de téléphone ("Pi-lar-dosse !"), elle a fait pleurer de rire toute une salle de critiques internationaux au Festival de Berlin - ça vaut bien un Magritte.