Pas de rush sur l’iode

Autour de la centrale nucléaire de Tihange aussi, le coup d’envoi était donné, hier, pour la distribution des nouveaux comprimés d’iode à prendre en cas d’incident nucléaire, les anciennes boîtes, distribuées en 2002, étant périmées depuis trois ans. "Mais toujours valables jusqu’en avril 2011", tient-on à préciser au cabinet du gouverneur de la province de Liège Michel Foret. Au total, 146 pharmacies ont été approvisionnées - ou sont en cours d’approvisionnement -, dans un rayon de vingt kilomètres autour de la centrale, soit 38 communes concernées en province de Liège essentiellement mais aussi dans le Limbourg, le Luxembourg et en province de Namur. "Nous avons reçu 1 400 boîtes de comprimés à délivrer gratuitement", indique une officine de Huy.

Sabine Lourtie

Autour de la centrale nucléaire de Tihange aussi, le coup d’envoi était donné, hier, pour la distribution des nouveaux comprimés d’iode à prendre en cas d’incident nucléaire, les anciennes boîtes, distribuées en 2002, étant périmées depuis trois ans. "Mais toujours valables jusqu’en avril 2011", tient-on à préciser au cabinet du gouverneur de la province de Liège Michel Foret. Au total, 146 pharmacies ont été approvisionnées - ou sont en cours d’approvisionnement -, dans un rayon de vingt kilomètres autour de la centrale, soit 38 communes concernées en province de Liège essentiellement mais aussi dans le Limbourg, le Luxembourg et en province de Namur. "Nous avons reçu 1 400 boîtes de comprimés à délivrer gratuitement", indique une officine de Huy.

Le bilan après ce premier jour de distribution ? "Plutôt calme", relatent les pharmacies contactées dans la région hutoise. "Un démarrage tout en douceur". Pas de grand rush donc Ni d’effet panique lié aux suites du séisme japonais. "La campagne n’en est qu’à ses débuts et elle s’étale sur six semaines, du 14 mars au 16 avril, indique pour sa part Catherine Delcourt, la porte-parole du gouverneur Michel Foret, qui orchestre l’opération pour Tihange. Le folder toutes-boîtes n’est pas non plus encore arrivé chez tout le monde. La distribution se fera progressivement".

Certains, lettre d’information, carte SIS et anciens comprimés sous le bras, ont toutefois décidé de ne pas attendre. "Ils sont généralement avides de questions, d’information, de précisions pratique, peut-être plus sensibilisés à cause des évènements au Japon", explique une gérante. Des explications parfois difficiles à livrer "Nous n’avons pas eu d’informations très claires, seulement quelques feuillets peu explicites et une feuille d’information sur format A4 à apposer dans la pharmacie. J’ai été moi-même faire des recherches sur le net pour pouvoir mieux informer les clients".

A la centrale de Tihange, comme à Doel, on ne badine pas avec la sécurité. Trois unités de 1 000 mégawatts et 940 personnes qui travaillent sur le site, ce n’est pas rien. Le site fait l’objet d’une sécurité rapprochée et d’un plan d’urgence provincial, pris en relais par un plan d’urgence national si l’ampleur de l’incident le nécessite. Ces deux plans sont, en outre, régulièrement mis à l’épreuve. Une fois par an, le gouverneur de la Province de Liège est, en effet, tenu d’organiser un exercice nucléaire, pour tester et valider ces différentes procédures d’urgence. "Ces exercices ciblent tour à tour des objectifs différents. Certains ne nécessitent aucun moyen mis en œuvre, seulement le flux d’information et la communication. D’autres sont plus concrets, comme ce fut le cas pour le confinement des élèves dans les écoles de Huy ou la prise en charge rapide du bétail par les agriculteurs du Condroz en cas d’incident nucléaire grave", indique la porte-parole.

Il faut ajouter à cela, tous les cinq ans, un exercice d’ampleur fédérale. Le prochain, baptisé Tihex 2012, est en préparation depuis deux ans et se déroulera en novembre 2012. Il testera tous les aspects du nouveau plan d’urgence, projet-pilote finalisé fin 2010. Les autorités fédérales, provinciales, communales, les centres de crises de Bruxelles et de Crisnée, seront sur le terrain.