Nouvelle découverte au sein de la glande mammaire

Des chercheurs de l’Université libre de Bruxelles (ULB) ont identifié deux types distincts de cellules souches, cellules qui contribuent au développement et à la maintenance de la glande mammaire tout au long de la vie. Cette étude, menée par le docteur Cédric Blanpain de l’ULB, avait pour but de caractériser de façon précise la hiérarchie cellulaire de la glande mammaire.

Des chercheurs de l’Université libre de Bruxelles (ULB) ont identifié deux types distincts de cellules souches, cellules qui contribuent au développement et à la maintenance de la glande mammaire tout au long de la vie. Cette étude, menée par le docteur Cédric Blanpain de l’ULB, avait pour but de caractériser de façon précise la hiérarchie cellulaire de la glande mammaire.

La glande mammaire est une glande qui se développe considérablement durant la puberté et la grossesse. Elle est formée par deux types de cellules : les cellules luminales, qui secrètent l’eau, le lait et les nutriments essentiels à la survie des nouveaux nés, et les cellules myoépithéliales qui gèrent la circulation du lait maternel jusqu’au téton.

Durant leurs travaux, les chercheurs belges ont développé le "traçage cellulaire", une technique nouvelle qui permet de mieux cibler le cheminement des cellules souches dans la glande mammaire. Grâce à ce fameux traçage, les différents types de cellule ont donc été définitivement marqués de manière fluorescente afin de pouvoir suivre leur destinée à long terme.

Les chercheurs ont ainsi trouvé que les deux types de cellules qui forment la glande (les cellules luminales et les cellules myoépithiales) contiennent elles-mêmes des cellules capables de se renouveler et de s’étendre massivement durant plusieurs cycles de grossesse. "Ces découvertes changent radicalement notre compréhension du potentiel régénératif de la glande mammaire", explique le docteur Alexandra Van Keymeulen qui a aussi participé aux recherches.

Identifier les cellules souches responsables de la formation et du développement de l’embryon ainsi que de la régénération des différents tissus sont des questions primordiales dans le domaine de la biologie moderne. Les résultats mis au jour par cette étude sont donc synonymes d’une évolution mondiale. "Ces résultats sont extrêmement importants pour l’étude du développement, des cellules souches et de la glande mammaire mais aussi pour la recherche dans la lutte contre le cancer du sein", ajoute Cédric Blanpain.

Une découverte encourageante donc pour la recherche en biologie mais aussi dans le domaine médical. En effet, le résultat de cette étude ouvre une voie nouvelle dans la recherche sur l’origine des différents sous-types de cancer du sein, "une question importante et toujours non résolue à l’heure actuelle", conclut Cédric Blanpain. Pour rappel, le cancer du sein concerne une femme sur huit dans le monde et reste une des formes les plus mortelles de la maladie.M.B. (St.)