Alexandre Poussin En 6 dates

28 avril 1970 : naissance à Uccle, clinique Sainte-Elisabeth. Promenades quotidiennes dans le bois de la Cambre en poussette dont les hêtres aux fûts interminables sont les tuteurs de ma prime enfance. Très tôt, j’ai été attiré par les canopées et j’ai porté le regard vers le ciel. Malheureusement (ou heureusement pour vous, c’est selon !), il n’y pas de droit du sol en Belgique, et donc, je ne suis pas Belge, né de parents français. Snif ! Snif ! J’aime tellement la Belgique !

28 avril 1970 : naissance à Uccle, clinique Sainte-Elisabeth. Promenades quotidiennes dans le bois de la Cambre en poussette dont les hêtres aux fûts interminables sont les tuteurs de ma prime enfance. Très tôt, j’ai été attiré par les canopées et j’ai porté le regard vers le ciel. Malheureusement (ou heureusement pour vous, c’est selon !), il n’y pas de droit du sol en Belgique, et donc, je ne suis pas Belge, né de parents français. Snif ! Snif ! J’aime tellement la Belgique !

7 juin 1977 : le nid des poussins se déplace vers le Québec, avec un changement d’accent à la clef. C’est vraiment là que je contracte le virus des grands espaces, de la nature sauvage, de la pêche à la truite. Dans la pêche, on retrouve tous les ingrédients de l’aventure : la nature, la quête, la patience, le silence, la solitude, la responsabilité, la stratégie, l’art et la nécessité du geste bien fait, la contemplation, la joie, le suspense, l’écoute, l’effort, l’instinct de survie, le mystère, l’épreuve du hasard, la valeur de la récompense, la fierté. J’y vis une enfance heureuse dans une famille aimante avec mes trois frères et sœur. J’y apprends que tout est possible.

13 février 1983 : de retour en France depuis deux ans, j’ai du mal à me faire à la petitesse de tout : les voitures, les maisons, les paysages. Ces Français me sont bien étrangers. Je fais feu de tout bois dans un pensionnat : on m’appelait le casse-cou, tant je grimpais partout et faisais des folies en salle de gymnastique. Je finis par me casser le cou, mais en jouant aux billes, ce pourrait être une histoire belge, par Toutatis !, le ciel m’est tombé sur la tête sous la forme d’un gros lard ! Verdict : un an d’hôpital, à un cheveu d’être tétraplégique, et un docteur belge scrogneugneu, qui ne s’appelait pas de Mesmaeker, mais de Meulenaere, de me dire : "Mon petit, vous ne marcherez sans doute plus jamais !" Peut-être qu’il me faisait marcher !

9 octobre 1993 : premier coup de pédales, diplôme de sciences-po en poche, pour faire le tour du monde à bicyclette avec mon camarade Sylvain Tesson. C’est l’envol, la mise en pratique de six ans de scoutisme, la volonté d’aller voir le monde avec mes propres yeux. Nous en rapportons un premier récit : "On a roulé sur la terre", paru aux Editions Robert Laffont, car lui-même, rescapé d’un triple pontage, s’enthousiasme pour les récits tintinabulesques de deux aventuriers en herbe. Merci, Robert ! C’est le coup d’envoi d’une amitié indéfectible avec Sylvain, faite de 400 coups, de grimpes nocturnes de monuments parisiens, qui culmineront par la traversée de l’Himalaya, du Bhoutan au Tadjikistan en 6 mois et 5 000 km, avec la parution de notre second livre : "La marche dans le ciel".

4 septembre 1999 : j’épouse Sonia Chassin qui, quelques mois plus tôt, avait répondu "oui" à la question : "Veux-tu changer ton "cha" pour mon "pou"?" C’était au sommet de la flèche de la cathédrale Notre-Dame de Paris après une nuit d’ascension, certes illégale, mais tellement délicieuse. Depuis, nous filons le parfait amour, et nous avons multiplié les poussins par deux, grâce à la venue sur terre de Philaé, portée les trois derniers mois de notre marche de 14 000 km depuis le Cap de Bonne Espérance jusqu’au mont des Béatitudes, et d’Ulysse, ayant profité de notre anniversaire de sept ans de mariage lors d’un week-end à Rome pour pointer le bout de son nez.

7 décembre 2005 : nous sommes invités au palais de Laeken pour un dîner privé avec une lectrice passionnée d’"Africa Trek" : S.A.R Paola de Belgique. Simplicité, gentillesse, sensibilité sont au rendez-vous de ce rêve éveillé. Nous avons découvert une femme portant sur ce continent un regard lucide et curieux. Elle-même se rend en Afrique chaque année et a un réel intérêt pour ses cultures. Un vrai coup de foudre !