Le miel OGM et les abeilles

Une semaine après avoir occupé un centre Monsanto, apiculteurs et militants anti-OGM de la Confédération paysanne remettent le couvert, ce vendredi, en manifestant devant le ministère de l’Ecologie français. Ceux-ci entendent faire pression sur le gouvernement pour qu’il interdise la culture du maïs OGM MON 810 de Monsanto en France. Depuis le 28 novembre, le moratoire en vigueur chez nos voisins est en effet levé suite à une décision du Conseil d’Etat. Les apiculteurs dénoncent l’impossibilité de coexistence entre leurs activités et les OGM, en s’appuyant sur une décision de la Cour européenne de justice qui, en septembre, a estimé que du miel produit en Allemagne et présentant des traces de MON 810 ne peut être commercialisé sans autorisation préalable. Depuis, tonne la Confédération paysanne, "des tonnes de miel contaminé sont bloquées en Espagne. Nous ne voulons pas connaître la même situation en France" .

Oleb et G.T.

Une semaine après avoir occupé un centre Monsanto, apiculteurs et militants anti-OGM de la Confédération paysanne remettent le couvert, ce vendredi, en manifestant devant le ministère de l’Ecologie français. Ceux-ci entendent faire pression sur le gouvernement pour qu’il interdise la culture du maïs OGM MON 810 de Monsanto en France. Depuis le 28 novembre, le moratoire en vigueur chez nos voisins est en effet levé suite à une décision du Conseil d’Etat. Les apiculteurs dénoncent l’impossibilité de coexistence entre leurs activités et les OGM, en s’appuyant sur une décision de la Cour européenne de justice qui, en septembre, a estimé que du miel produit en Allemagne et présentant des traces de MON 810 ne peut être commercialisé sans autorisation préalable. Depuis, tonne la Confédération paysanne, "des tonnes de miel contaminé sont bloquées en Espagne. Nous ne voulons pas connaître la même situation en France" .

A la Commission européenne, on insiste sur le fait que la présence de trace de MON 810 dans du miel, ne constitue pas "une question de santé publique" , précise Frédéric Vincent, porte-parole du commissaire en charge de la Santé et des Consommateurs, John Dalli. C’est d’abord sur celle de l’étiquetage que l’exécutif européen et les Vingt-sept planchent. L’origine des miels produits dans l’Union est déjà indiquée, comme doit l’être la présence d’OGM au-delà d’un seuil de 0,9 % - ce qui ne se produit pas, en principe, dans les pays comme la Belgique, qui n’ont pas autorisé la culture du MON 810. La situation est plus floue pour le miel importé (40 % du miel vendu en Europe) d’Argentine, du Mexique ou de Chine. Dans ces pays, des ruches côtoient des plantations d’OGM dont, parfois, certains interdits à la culture dans l’UE. Or ces miels ne portent que la vague indication "hors UE".