Imran Khan

Star du cricket et bientôt premier ministre ? Depuis des mois, Imran Khan promet à qui veut l’entendre que son parti, le PTI, écrasera ses concurrents lors des législatives, samedi. Ambitieux alors que deux poids lourds dominent le Parlement depuis 25 ans : le Parti du peuple pakistanais, plutôt à gauche, et la Ligue musulmane du Pakistan de Nawaz Sharif, ancrée à droite. Mais les activités philanthropiques d’Imran Khan lui ont donné une réputation d’honnêteté qui contraste avec une classe politique corrompue.

Emmanuel Derville

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tar du cricket et bientôt premier ministre ? Depuis des mois, Imran Khan promet à qui veut l’entendre que son parti, le PTI, écrasera ses concurrents lors des législatives, samedi. Ambitieux alors que deux poids lourds dominent le Parlement depuis 25 ans : le Parti du peuple pakistanais, plutôt à gauche, et la Ligue musulmane du Pakistan de Nawaz Sharif, ancrée à droite. Mais les activités philanthropiques d’Imran Khan lui ont donné une réputation d’honnêteté qui contraste avec une classe politique corrompue.

Mardi, Imran Khan a fait une chute de plusieurs mètres depuis un monte-charge qui le hissait sur scène lors d’un meeting. La Ligue musulmane de Nawaz Sharif a immédiatement suspendu sa campagne hier en signe de solidarité. Signe qu’Imran Khan est devenu incontournable alors que son parti ne siège pas au Parlement.

Très populaire, il promet des miracles à une population épuisée par les pénuries d’énergie, l’inflation et le terrorisme : iIl assure pouvoir éradiquer la corruption et achever le conflit avec les talibans en 3 mois.

Imran Khan compte parmi ses conseillers des personnalités qui flirtent avec l’extrême droite religieuse. Il ne condamne pas les groupes terroristes islamiques anti-indiens. son principal point commun avec les islamistes demeure un anti-américanisme qu’il a nourri pendant ses années universitaires à Oxford.

Imran Khan s’appuie sur les valeurs occidentales des droits de l’homme pour critiquer la politique américaine au Pakistan, en particulier les frappes de drones de la CIA. Si son parti entre au gouvernement, les États-Unis devront réviser leur partenariat avec Islamabad.