Belgique Les remplaçants des gros hélicos au nez rouge pour le sauvetage en mer sont prêts.

Huit ans après la signature du contrat d’achat, en 2007, l’armée belge a déclaré vendredi opérationnels ses trois premiers hélicoptères de type NH90 en version navale (NFH), qui remplaceront totalement d’ici fin 2018 les vénérables Sea King - les gros appareils au nez rouge familiers à la Côte - dans le rôle de recherche et sauvetage ("Search and Rescue").

Dès ce lundi, les nouveaux NH90 Caïman en version navale - des appareils peints en gris pour les distinguer de leurs congénères de transport tactique (TTH), à la livrée kaki, assureront donc la permanence pour le secours en mer, à terre (en cas d’accident aérien), de transport de blessés ou d’organes deux semaines sur trois. La troisième semaine sera encore assurée par les derniers Sea King - des hélicoptères quasi-quarantenaires mais qui continueront donc un peu plus encore leur mission.

Les Sea King jusqu’en 2018

Cette situation perdurera jusque fin 2018, quand les Sea King seront définitivement retirés du service, a précisé le commandant de la base de Coxyde, le lieutenant-colonel Evert Cuppens.

Le quatrième et dernier hélicoptère sera livré début 2016, dans la configuration la plus récente.

"Sea King : une jeep de l’air"

La mise en service officielle s’est déroulée vendredi en présence du ministre de la Défense, Steven Vandeput (N-VA), qui a souligné l’énorme pas en avant qu’elle représente, avec un appareil moderne qui remplace "une jeep de l’air". L’autre version du NH90, le TTH, est opérationnelle depuis le 20 mai dernier, avec quatre appareils basés à Beauvechain.

Les quatre autres hélicos NH90, dans leur version navale donc, seront basés à Coxyde mais leur entretien se fera à la base de Beauvechain.

300 millions d’euros

Le prix unitaire d’un NH90 va de 26 à 39 millions d’euros. Le marché total passé par la Belgique pour les 8 appareils NH90 s’élève à 300 millions d’euros.