Belgique

Les citoyens qui jugent l'initiative "meldpunt voor illegaliteit" du Vlaams Belang discriminatoire peuvent se tourner vers les tribunaux nationaux, a fait remarquer mardi un porte-parole de la Commission européenne. Il y a un mois, la Commission européenne avait fermement condamné l'ouverture d'un point de signalement comparable aux Pays Bas par le leader du PVV (Partij Voor de Vrijheid), Geert Wilders. Ce point visait toutefois des citoyens européens, en l'occurrence les ressortissants d'Europe centrale et de l'Est. L'initiative du Vlaams Belang cible ici les personnes en séjour illégal.

Mardi, l'institution européenne, qui venait d'apprendre l'information, s'est montrée relativement discrète. Un porte-parole a souligné que, d'un point de vue général, "ces sites ne correspondent pas aux valeurs que nous défendons". La Commission a rappelé par ailleurs qu'elle ne détenait pas la compétence pour lutter contre ce genre d'initiatives. L'Union dispose certes d'une législation contre le racisme, la xénophobie et l'incitation à la haine mais il revient aux Etats membres de lutter dans la pratique contre ce genre de phénomènes.

"Ce n'est pas à l'Europe de dire aux Etats membres quels sont les sites internet, films ou livres qui doivent être interdits", a ajouté le porte-parole. La Commission insiste sur le fait que la Belgique dispose d'une législation visant à lutter contre le racisme et la xénophobie, même si le pays n'a pas encore informé officiellement les instances européennes des décisions qui ont été prises pour mettre en oeuvre la décision-cadre sur le racisme et la xénophobie.