Belgique

Les circonstances de la mort de l'épouse de Bernard Wesphael le 31 octobre 2013 dans une chambre d'hôtel à Ostende restent toujours mystérieuses. Une autopsie a révélé en janvier dernier qu'elle serait morte par étouffement, une version démentie par les avocats de l'accusé, qui plaident toujours l'acquittement de leur client. Ce vendredi, ils vont demander sa libération devant la chambre du conseil sur base d'un rapport de contre-expertise qui affirmerait que la victime est morte d'intoxication et non d'étouffement.

Le médecin légiste engagé sur l'enquête avait conclu à un décès par étouffement d'une tierce personne. "C'est l'un des diagnostics les plus difficiles à poser en médecine légale", a affirmé Philippe Boxho, professeur en médecine légale et criminalistique à l’ULg au micro de la RTBF. Et le média d'ajouter avoir pris connaissance que l'autopsie "ne révélerait pas d'altérations pulmonaires significatives."

Les avocats de Bernard Wesphael ont donc convoqué un collège d'experts en vue d'explorer la piste toxicologique. Ceux-ci se sont penchés sur la forte présence de médicaments et d'alcool dans le sang de la victime. Le mélange des deux, selon leurs conclusions, aurait pu conduire à la mort de la victime. Cette thèse, défendue ce vendredi, pourrait conduire à une libération de l'ancien député wallon, depuis cinq mois de détention préventive.