Belgique

Un groupe de militantes féministes a ouvert, dans la nuit de dimanche à lundi, les panneaux publicitaires d'environ 70 arrêts de tram et de bus à proximité du campus de l'Université libre de Bruxelles (ULB) à Ixelles, pour remplacer les images commerciales de femmes par des messages engagés annonçant la journée internationale des droits des femmes du 8 mars. En arrachant les publicités qui montrent des jeunes femmes dénudées particulièrement minces, le collectif s'attaque au sexisme lié au diktat de ces critères de beauté. De plus, les militantes s'opposent à l'utilisation de cette journée de mobilisation pour les droits des femmes à des fins commerciales. Elles critiquent la dénomination de "journée de la femme", qui permet aux entreprises de proposer des promotions ou d'appeler à offrir des fleurs, des sous-vêtements et des cadeaux aux femmes.

Les slogans lisibles sur les affiches abordent différentes facettes du sexisme comme la culture du viol, le poids de la charge mentale ou les violences faites aux femmes. "C'est pas de tes roses que je veux, c'est la fin du patriarcat" est l'un des messages figurant sur les affiches.

Le logo du "collecti.e.f 8 maars" rappelle l'appel à une grève des femmes vendredi. La mobilisation pour cet événement s'est construite autour du slogan "quand les femmes s'arrêtent, le monde s'arrête". Elles sont appelées à cesser de travailler mais aussi de consommer, de prendre soin des autres et d'étudier.

Un rassemblement pour les droits des femmes aura de plus lieu toute la journée au carrefour de l'Europe à Bruxelles. A 17h00, une marche partira de la gare centrale. D'autres mobilisations sont prévues en Belgique.