Belgique

Catherine Fonck (ici en photo aux côtés de Stefaan De Clerck, CD&V), députée fédérale CDH souhaitait réagir à la proposition du sénateur Open VLD Rik Daems (qui a déjà fait l'objet d'une opinion, disponible en cliquant ici, et d'un sondage à retrouver à la fin de cet article) qui souhaite que les chômeurs de plus d’un an rendent service à la collectivité en contrepartie de leurs allocations.

La députée CDH n’est pas contre l’idée mais pas dans ces termes et sûrement pas dans un débat où s’entrechoquent les clichés habituels : "Il faut sortir des positions caricaturales des uns et des autres et tenir sur ce sujet un débat serein avec les partenaires sociaux", peut on-lire dans La Dernière Heure de ce dimanche.

Prenant ses distances vis-à-vis de la proposition de son collègue sénateur, Catherine Fonck pense qu’il faut joindre à cette idée un certain nombre d’incitants, financiers ou non : "Beaucoup de gens qui sont au chômage depuis longtemps se sentent dévalorisés. Il n’est évidemment pas question de rendre ce travail obligatoire, c’est juridiquement intenable. Par contre, on peut trouver différents types d’incitants, financier ou autre. Par exemple, il existe une série de régressions des allocations. On peut jouer là-dessus. Cela peut également être pris en compte au niveau du suivi de ces chômeurs. Je crois qu’il faut vraiment être créatifs".

Catherine Fonck souhaite également que les tâches qui seraient confiées à ces personnes soient strictement définies : "Un encadrement par les ALE comme c’est le cas déjà pour les Articles 60 qui dépendent des CPAS, c’est une bonne piste. On pourrait étendre le champ d’action des ALE. Il est important également de veiller à ne pas créer des pièges à l’emploi en créant des situations beaucoup plus confortables que celles des travailleurs mais surtout de ne pas rentrer dans un système de concurrence dans des secteurs où il y a également des travailleurs".

Concrètement, il s’agirait une à deux fois par semaine de rendre de vrais services à la collectivité : "Les besoins sociétaux sont immenses. Je prendrai par exemple, le fait de faire des courses pour les personnes âgées. Il faut être innovant et créatif dans le domaine du chômage longue durée. Ce sera vraiment une manière de valoriser ces personnes".

Et surtout de sortir des clichés habituels en la matière : "Venir dire que les chômeurs sont tous des fainéants, c’est absurde. Dire à l’inverse que tous font le maximum, c’est excessif également. Il y a bien entendu des gens qui profitent du système".

Selon notre interlocutrice, au sein de son parti, le CDH, cette idée serait partagée.