Belgique

"La peur doit changer de camp", a déclaré jeudi soir le Premier ministre, Charles Michel, alors qu'une vaste opération antiterroriste était menée par la police dans plusieurs villes du pays, qui s'est soldée par la mort de deux jihadistes présumés.

"Cela démontre la détermination du gouvernement belge à combattre ceux qui veulent semer la terreur. La peur doit changer de camp", a déclaré M. Michel, cité par son porte-parole à l'issue d'une réunion de crise.

Le Premier ministre a "confirmé que depuis cet après-midi, une vaste opération a été déclenchée, qui est le fruit de plusieurs mois d'enquête et de travail", a expliqué à l'AFP le porte-parole, Frédéric Cauderlier.

Des jeunes revenant de Syrie

Ces opérations "visaient essentiellement des jeunes revenant de zones de combat, en particulier la Syrie", a-t-il précisé. Le chef du gouvernement et ses ministres de l'Intérieur, Jan Jambon, et de la Justice, Koen Geens, continuaient à suivre "minute par minute" les opérations, toujours en cours peu avant minuit (23H00 GMT).

La principale opération a été menée peu avant 18H00 (17H00 GMT) à Verviers, dans l'est du pays. Elle visait un groupe "sur le point de commettre des attentats d'envergure en Belgique, et ce de façon imminente", a expliqué au cours d'une conférence de presse un des substituts du procureur du parquet fédéral, Thierry Werts.

Les suspects "ont ouvert le feu au moyen d'armes de guerre et d'armes de poing", dont certaines de type Kalachnikov, a-t-il précisé. Même blessés et au sol, ils ont continué à tirer. "Deux suspects sont décédés, un troisième a été interpellé sur place. Aucun témoin ou policier n'a été blessé".