Belgique

La France, soutenue par un certain nombre de grands pays européens, avait marqué son opposition à la création d’une pièce de deux euros frappée par la Monnaie royale de Belgique à l’occasion du bicentenaire de la bataille de Waterloo. Notre pays a décidé de frapper une pièce spéciale de... 2,50 euros.

Les Français voyaient en fait d’un mauvais œil la création de cette pièce ayant cours légal qui permettrait de se souvenir d’une défaite française face à une coalition européenne, précipitant dans la mort 55.000 personnes en une journée. "La bataille de Waterloo est un événement avec une résonance particulière dans la conscience collective, qui va au-delà du simple conflit militaire. La circulation de pièces portant des symboles négatifs pour une fraction de la population européenne nous semble préjudiciable, dans un contexte où les gouvernements de l’Eurozone tentent de renforcer l’unité et la coopération au sein de l’union monétaire", défend la France.

Quelque 175.000 pièces commémoratives de deux euros avaient déjà été frappées par la Monnaie royale de Belgique, selon le SPF Finances. Le coût pour le budget fédéral est estimé à 50.000 euros.

En frappant des pièces de 2,50 euros, la Belgique peut se passer de l'aval des autres pays membres de l’Union européenne. "Je suis quelque peu surpris de toute cette agitation. L’Europe a bien d’autres dossiers à traiter et des défis importants à relever pour perdre son temps et son énergie dans cette affaire", a réagi jeudi le ministre belge des Finances, Johan Van Overtveldt, qui précise que ce dossier date déjà de la législature précédente.

La commémoration de la bataille de Waterloo est prévue durant quatre jours à partir du 18 juin prochain et devrait attirer environ 200.000 personnes, d’après les organisateurs.