Belgique

Ce mardi, dans les colonnes du journal De Morgen, Rik Daems (Open VLD) demande que les avantages perçus par les chômeurs de longue durée soient corrélés à un service rendu à la communauté. Le sénateur flamand souhaite que les personnes sans emploi depuis plus d'un an s'investissent, un jour par semaine, dans des tâches administratives simples, dans l'entretien des espaces verts ou dans la gestion de la cafétéria de la salle de sport de la commune.

"Actuellement, il y a 559.000 chômeurs en Belgique, dont 417.000 ont droit aux prestations", précise Rik Daems dans cet article d'opinion. "Cela coûte 8,9 milliards d'euros à la société". Or, aucune contrepartie n'est exigée de ces personnes, regrette-t-il, avant d'ajouter : "cela menace le maintien de notre solidarité".

L'augmentation de 95.000 chômeurs en Flandre en un an montre, selon le libéral, que la société ne parvient pas à impliquer les chômeurs de longue durée. Il plaide donc pour cette journée obligatoire qui les aiderait à trouver un rythme de travail, établir et nouer des contacts sociaux, jusqu'à, peut-être, mener à un emploi à plein temps.

Le sénateur souhaite également qu'en cas de durée de chômage supérieure à deux ans, le nombre de jours obligatoires soit porté à deux.

"L'intention n'est pas d'intimider les chômeurs de longue durée", ajoute-t-il. "Ils peuvent apporter un travail utile à la société, ce qui favorise après tout aussi la solidarité avec chacun."

Les personnes malades ou invalides ne sont pas concernées par cette proposition.

L'idée de Rik Daems n'est pas neuve puisqu'il l'avait déjà lancée en 2006. A l'époque, l'Open VLD l'avait accueillie assez froidement...


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