Belgique

Un grand classique qui était au menu du tribunal du travail de Charleroi. Dans son audience consacrée au chômage, il s’agissait de juger si Véronique (prénom d’emprunt) avait trompé l’Office national de l’emploi (Onem) en affirmant qu’elle vivait seule et pouvait légitimement prétendre à des allocations de chômage en tant qu’isolée. En effet, quand un chômeur vit seul, il perçoit des allocations plus élevées - au taux "isolé" - que s’il vit et partage ses frais avec une autre personne ayant des revenus, auquel cas il touche les allocations moins élevées - au taux "cohabitant".

Toutes les parties s’accordent sur le fait que cette enquête n’aurait pas dû être menée de la sorte. Ils en viennent à se demander, mi-amusés, mi-sérieux, si Véronique n’est pas l’ex-petite amie d’un des enquêteurs. La jalousie du policier éconduit pouvant dès lors expliquer l’incroyable débauche d’énergie déployée par la police pour démontrer la culpabilité de Véronique…