Belgique

Michèle Lenoble-Pinson est une linguiste belge réputée, désormais retraitée. Elle a contribué aux deux premières éditions de la brochure "Mettre au féminin. Guide de féminisation des noms de métier, fonction, grade ou titre" de la Communauté française.

Quels étaient les objectifs et votre rôle ?

En 1993, le parti Ecolo souhaitait plus de visibilité pour les femmes dans les écrits. Plutôt que d’imposer le féminin, ce qui aurait désorienté les personnes, surtout dans les administrations, nous avons proposé un guide. Mes étudiants de l’université Saint-Louis relevaient les nouvelles formes de féminin dans la presse, "Le Soir" et "La Libre" surtout, non reprises dans "Le Petit Robert" de l’époque. Ainsi, "théologienne" n’existait qu’au masculin dans le dictionnaire et "torera" était un néologisme utilisé par la presse pour une dame torero. En dix ans, la féminisation des noms de métiers avait vite progressé. Le guide était dépassé. J’ai participé à la deuxième édition en 2005 et puis, j’ai quitté la commission.

Ce guide est-il votre seule contribution à l’écriture inclusive ?

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