Belgique

20h39 Le Roi a reçu en audience en début de soirée au Château de Laeken M. Alexander De Croo, président d'Open VLD, a annoncé le Palais royal dans un communiqué.

20h04 Le Roi a reçu en audience en fin d'après-midi au Château de Laeken M. Didier Reynders, président du MR, annonce un communiqué du Palais royal.

19h02 Le Roi a reçu en audience jeudi après-midi au Château de Laeken Jean-Luc Dehaene, a annoncé le Palais Royal, dans un communiqué. A l'occasion de sa dernière audience du jour, prévue vers 19h15, il devrait encore entendre le président de l'Open VLD, Alexander De Croo, a-t-on appris par ailleurs à bonne source.

17h40 Il n'y aurait pas de séance plénière jeudi en raison des consultations royales

La Chambre ne devrait pas tenir de séance plénière jeudi en raison des consultations qu'a entamées le Roi dans l'après-midi. Telle est l'information qui circulait jeudi dans plusieurs groupes politiques, sans avoir été confirmée jusqu'à présent. Le président de la Chambre, Patrick Dewael, est revenu au palais de la Nation après son audience avec le Roi. La réunion de la Conférence des présidents de l'assemblée a repris à son retour, vers 17 heures.

17h01 Pas de séance jeudi après-midi au Sénat et De Decker chez le Roi

Le Bureau du Sénat a décidé de supprimer la séance plénière que l'assemblée devait tenir jeudi après-midi et le président Armand De Decker s'est rendu chez le Roi. Les convocations des réunions de Commissions prévues la semaine prochaines n'ont pour l'instant pas été envoyées. Seule une réunion de la Commission des Affaires étrangères prévue mardi figure à l'ordre du jour, une conférence video avec Genève étant prévue. Le Bureau, qui devait normalement se réunir jeudi à 12 heures, a été remis, en raison de la situation politique.

14h46 Patrick Dewael est attendu chez le Roi

Le président de la Chambre Patrick Dewael a quitté la réunion de la conférence des présidents de la Chambre pour se rendre chez le Roi où il est attendu à 15h15. La conférence des présidents s'est réunie comme prévu à 14 heures. Les chefs de groupe doivent notamment décider si la séance plénière prévue ce jeudi après-midi se tiendra effectivement et, si oui, dans quelles conditions. Pendant la réunion, le président a reçu un appel du Palais lui indiquant que le Roi l'attendait pour consultation à 15h15.

Entre-temps, on a appris qu'après avoir reçu le premier ministre Yves Leterme qui lui a présenté la démission du gouvernement, le Roi tient sa décision en suspend. Le fait que le président de la Chambre a été invité indique que le Roi entame une série de consultations avant de prendre une décision.

Dans les couloirs du parlement plusieurs parlementaires et le président Dewael lui-même soulignait qu'il était de tradition que la Chambre ne se réunit pas quand le gouvernement est démissionnaire. D'autres soulignaient toutefois qu'il s'agissait d'une tradition qui n'est toutefois consacrée par aucun texte. Une nouvelle conférence des présidents se réunira quand M. Dewael reviendra du Palais.

14h40 Le Roi a reçu en audience jeudi en début d'après au Château de Laeken M. Yves Leterme, premier Ministre, qui a présenté la démission du gouvernement. Le Roi tient sa décision en suspens, annonce un communiqué du Palais.

Le Roi et le Premier Ministre ont souligné combien, dans les circonstances actuelles, une crise politique serait inopportune et porterait un grave préjudice d'une part au bien-être économique et social des citoyens et d'autre part au rôle de la Belgique sur le plan européen.

Yves Leterme est parti chez le Roi présenter la démission du gouvernement

Le premier ministre Yves Leterme a quitté jeudi vers 13h30 le n°16 de la rue de la Loi pour se rendre chez le Roi et lui présenter la démission de son gouvernement. Le conseil des ministres s'est réuni vers 13h et les représentants de l'Open Vld ont confirmé que leur parti retirait sa confiance dans le gouvernement. "Dès lors, Yves Leterme n'a eu d'autre choix que de dire qu'il allait présenter la démission du gouvernement au Roi", a expliqué la vice-première ministre PS, Laurette Onkelinx, à l'issue de la réunion.

Du côté francophone, les commentaires allaient dans le même sens: des négociations étaient en cours et les priorités socio-économiques du moment ainsi que la prochaine présidence européenne commandaient de poursuivre l'action gouvernementale. "Il y a un jeu politicien très dangereux pour la Belgique et les citoyens", a dénoncé Mme Onkelinx. "J'espère que dans dans les heures et les jours qui viennent, il y aura des hommes politiques responsables, conscients de l'intérêt supérieur des citoyens", a dit pour sa part le ministre Charles Michel (MR).

La vice-première ministre cdH, Joëlle Milquet, a rappelé que les partis autour de la table de négociation sur BHV étaient disposés à poursuivre leurs travaux. "C'est dommage de constater que, dans un marathon où il reste 4 km à courir, quelqu'un ne veut pas aller jusqu'au bout", a-t-elle souligné.

Mme Milquet a toutefois rappelé que ce gouvernement n'en était pas à sa première crise au cours de la législature. "On est habitué; il y a toujours un lendemain", a-t-elle fait remarquer.

Le vice-premier ministre CD&V, Steven Vanackere, estime quant à lui que chacun doit prendre ses responsabilités. Selon lui, il faut maintenant examiner si une volonté de négocier sur l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde existe encore. L'Open Vld a jugé que cette volonté était insuffisante, il incombe donc aux partis francophones de montrer qu'elle est vraiment là, a-t-il ajouté.

13h44 Nouvelle réunion des présidents de la Chambre à 14 heures

Une nouvelle conférence des présidents de la Chambre se réunira à 14 heures. Les parlementaires attendent de voir quelle sera l'attitude du Conseil des ministres. Une conférence des présidents était prévue à 13 heures. La réunion a été très courte. Une nouvelle réunion est prévue à 14 heures. Entre-temps, les parlementaires espèrent voir plus clair dans la situation du gouvernement après l'échec des négociations sur BHV.

La conférence des présidents doit notamment se pencher sur l'organisation de la séance plénière de l'après-midi où, semble-t-il, les partis flamands vont tenter un coup de force sur la proposition de loi de scission de BHV.

13h40 Sabine Laruelle et Charles Michel annulent leur mission en Afrique centrale

Les ministres de la Politique scientifique Sabine Laruelle et de la Coopération au développement Charles Michel ont décidé jeudi d'annuler la mission d'une semaine qui devait les mener dès vendredi en République démocratique du Congo, au Burundi et au Rwanda, après la décision de l'Open Vld de quitter le gouvernement fédéral en l'absence d'une solution sur la scission de l'arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvorde. Le départ était prévu pour vendredi matin à l'aéroport de Bruxelles, mais la situation politique contraint les ministres à rester en Belgique.

La visite au Congo devait être axée sur la biodiversité, celle au Burundi sur la préparation des élections tandis que le ministre de la Coopération au développement devait préparer la commission mixte de coopération avec les autorités rwandaises.

13h20Le Premier ministre Yves Leterme a annoncé aux ministres qu'il irait présenter la démission de son gouvernement au Roi dès la fin du Conseil des ministres qui a lieu en ce moment.

12h56 L'Open Vld retire sa confiance au gouvernement, annonce De Croo

L'Open Vld retire sa confiance au gouvernement et veut inscrire à l'ordre du jour de la Chambre le vote de la proposition de loi scindant l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde le plus vite possible, a annoncé en substance le président des libéraux flamands à l'issue du Bureau de son parti. L'Open Vld demandera cette inscription dès ce jeudi après-midi, lorsque la Chambre se réunira en séance plénière, et souhaite procéder au vote encore ce jour, commentait-on dans l'entourage de M. De Croo. Le président des libéraux flamands a rappelé que les partis de la majorité fédérale s'étaient engagés, lors du passage de relais entre le gouvernement Van Rompuy I et le gouvernement Leterme II, à trouver une solution négociée au problème de BHV avant Pâques.

L'Open Vld s'est toujours montré disposé à travailler à cette solution, a insisté M. De Croo, mais il a constaté "que les autres partis de la majorité ne respectent pas ces engagements". De ce fait, la confiance de son parti est "profondément rompue".

Puisqu'aucun accord n'a pu être trouvé, l'Open Vld estime que le travail futur du gouvernement est confronté à un "problème sérieux" . Il est confronté à un échec qui ôte à l'exécutif dirigé par M. Leterme la force nécessaire pour mener des réformes dans une série de domaines, notamment socio-économiques. Or, la priorité des libéraux flamands réside justement dans ces matières, en particulier la création d'emplois, a affirmé M. De Croo. Le président a d'ailleurs insisté sur la manière dont le gouvernement avait affronté la crise et remercié ses ministres pour le travail accompli.

En retirant sa confiance et en demandant l'inscription à l'ordre du jour de la proposition de loi scindant BHV, l'Open Vld veut, dit-il, mettre un maximum de pression et contraindre chacun à prendre ses responsabilités pour aboutir à une solution définitive dans ce dossier.

12h34 Cheron (Ecolo) appelle tous les partis à prendre leurs responsabilités

Le sénateur de Communauté Marcel Cheron (Ecolo) a appelé jeudi matin tous les partis politiques, dont le parti libéral flamand Open Vld, à "prendre leurs responsabilités" au lieu de menacer de faire tomber le gouvernement fédéral faute d'accord entre francophones. "Ce qui est annoncé pour le moment par l'Open Vld est grave. La question des responsabilités des partis politique est vraiment posée", a affirmé M. Cheron sur La Première (RTBF). "Ce n'est pas l'intérêt du parti qui doit prévaloir, c'est l'intérêt du pays car la situation est gravissime, non seulement sur le plan économique, social et environnemental, mais aussi sur le plan institutionnel. Et chacun doit prendre ses responsabilités. Il faut discuter", a-t-il ajouté.

Il a rappelé que les deux partis écologistes, Ecolo et Groen, étaient dans l'opposition au gouvernement fédéral mais participaient aux négociations sur l'avenir institutionnel du pays. "J'espère que tout un chacun va se ressaisir", a poursuivi le sénateur Ecolo. "L'attitude du Vld est incompréhensible. Les vraies négociations n'avaient pas encore commencé, mais le climat était en train de s'installer", a encore M. Cheron. Il a mis l'attitude du président du parti Alexander De Croo sur le compte de la "compétition entre partis flamands". "Mais c'est extrêmement dommageable car on regarde l'intérêt de son parti et non du pays", a-t-il déploré.

11h55 Reynders: Le gouvernement doit proposer de poursuivre la négociation

Confronté aux interpellations sur BHV cet après-midi à la Chambre, le gouvernement doit pouvoir répondre qu'il propose de poursuivre les négociations, a indiqué jeudi matin le président du MR, Didier Reynders, en marge d'une conférence de presse à Bruxelles. La volonté de réussir est bien présente parmi les négociateurs, a-t-il assuré. Les francophones ont répété "calmement" leurs demandes, et un ultimatum (de l'Open Vld) n'offre aucune porte de sortie, a ajouté M. Reynders. Une solution est nécessaire au vu de la situation socio-économique, de la sécurité et dans la perspective de la présidence belge de l'Union européenne, a-t-il relevé. M. Reynders fait encore remarquer que le médiateur royal, Jean-Luc Dehaene, a formulé ses propositions il y a deux jours à peine. "En 24 heures, il est impossible d'aboutir à un accord", note-t-il.

11h50 Les libéraux flamands ont décidé de quitter le gouvernement fédéral annonce Vincent Van Quickenborne. "Les négociations sont à l'arrêt" a-t-il déclaré à la VRT concernant les négociations autour de BHV. "La scission peut être votée dès la semaine prochaine. Que les partis flamands mettent la proposition sur la scission de BHV à l'agenda de la Chambre et que l'on vote." réclame Van Quickenborne.

11h45 Le sénateur Pol Vandendriessche (CD&V) a plaidé jeudi matin, à l'entame d'une réunion du groupe CD&V au parlement, en faveur d'une "petite tentative encore" pour aboutir à une solution négociée sur BHV, sur la base des propositions formulées par le médiateur royal Jean-Luc Dehaene. En dehors de ce "paquet", rien ne sera possible, a-t-il jugé. Ces propositions vont déjà passablement loin dans les concessions faites aux francophones, estime le sénateur.

"Je suppose que les francophones l'ont eux aussi finalement compris cette nuit. J'espère donc que l'on pourra encore discuter quelques jours du paquet qui se trouve sur la table. Il faut tout faire dans ce dossier pour éviter une crise", commente-t-il. M. Vandendriessche qualifie l'attitude de l'Open Vld de "très surprenante". Le président du parti libéral flamand, Alexander De Croo, "joue très durement, mais il faut bien comprendre quelle est la prochaine étape, à savoir la crise", prévient-il.

Son collègue de parti, le bourgmestre de Gooik Michel Doomst, estime quant à lui que ce sont les francophones qui sont allés trop loin. "Nous constatons que, en raison de la mauvaise volonté des francophones, nous buttons sur certaines limites, même de fond. J'espère simplement que nous maintiendrons ouverte la voie d'un vote" sur la proposition de scission de BHV, a déclaré ce partisan, au sein du CD&V, d'une ligne communautaire plus dure.

11h30 L'Open Vld donne encore une semaine aux négociations sur Bruxelles-Hal-Vilvorde, estime le député François-Xavier de Donnea (MR). "Implicitement, le VLD nous donne encore un peu de temps pour négocier et éviter un vote jeudi à la Chambre", a-t-il expliqué dans les couloirs de la Chambre après la déclaration du vice-premier ministre Open Vld, Guy Vanhengel, lors de son arrivée au bureau de son parti. A 11h, cette réunion était toujours en cours.

11h25 Le sp.a n'est pas disposé à entrer dans un gouvernement intérimaire si l'Open Vld quittait la majorité, a confirmé jeudi le chef de groupe sp.a au Sénat, Johan Vande Lanotte. "La population a besoin d'un gouvernement qui gouverne. S'il n'est pas capable de le faire, il faut un nouveau gouvernement", a-t-il dit. La stabilité est nécessaire pour permettre à un gouvernement de travailler, a-t-il ajouté. "Un gouvernement intérimaire, qui ne tiendrait que pendant un an jusqu'aux élections, ça n'est pas une bonne chose", a-t-il dit.

11h15 Le gouvernement doit répondre à la Chambre cet après-midi qu'elle ajoute la négociation de BHV à l'ordre du jour, estime Didier Reynders, président du MR. "Les négociations doivent se poursuivre, la volonté de réussir est présente" déclare Reynders. "Un ultimatum n'offre aucune issue (...) Nous avons besoin d'une solution, parce que nous avons d'autres problèmes à résoudre: la situation socio-économique, la sécurité, la présidence belge de l'UE,..."

11h A son arrivée au bureau de l'Open Vld, jeudi matin, le vice-premier ministre fédéral Guy Vanhengel a dit que les partis flamands doivent demander la mise à l'ordre du jour de la Chambre du texte de la proposition de loi de scission de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde déjà approuvé en Commission.

Francis Delperée demande du temps

Le sénateur Francis Delperée (cdH) a souligné jeudi matin que l'accord du gouvernement fédéral réclamait une solution aux problèmes communautaires pour le printemps et que cette saison prend fin le 21 juin, soulignant ainsi la possibilité pour l'Open Vld de se donner le temps de la négociation.

"La situation économique et sociale se redresse, il est essentiel de continuer", a-t-il fait remarquer. "La déclaration (du gouvernement fédéral) dit qu'il faut trouver une solution au problème de BHV et aux problèmes institutionnels accessoires au printemps. Le printemps, ça commence le 21 mars et ça finit le 21 juin", a déclaré M. Delperée.

Il souligne le mérite de la mission du médiateur royal Jean-Luc Dehaene "qui a été d'identifier un certain nombre de problèmes, comme la tutelle dans les communes de la périphérie bruxelloise". "Il faut approfondir, Yves Leterme a ce dossier depuis mardi soir et on lui demande un accord pour jeudi midi ; il faut se fixer un agenda, un ordre du jour, identifier l'ensemble des dossiers et se mettre au travail", estime Francis Delperée.

Il juge en outre que si l'Open Vld sort du gouvernement, la situation de l'exécutif fédéral deviendra intenable, vu que la partie flamande du gouvernement serait "insignifiante".