Belgique Le gouverneur de la province a pris un arrêté interdisant leur organisation pendant l’été.

Les camps de mouvements de jeunesse ne pourront pas avoir lieu cet été dans le sud de la province de Luxembourg en raison de la peste porcine africaine, a annoncé, mercredi, le gouverneur de la province, Olivier Schmitz.

Ce dernier a pris un arrêté qui restera en vigueur jusqu’au 16 septembre et qui intègre les trois zones définies par la Région wallonne.

Dans la zone dite "noyau", tout camp, qu’il soit prévu en prairie ou dans des bâtiments, est interdit. Dans les zones tampon et d’observation renforcée, les camps sont interdits en principe. Mais des demandes de dérogation pourront être introduites d’ici au 28 février. Une décision sera prise dans les 30 jours par le gouverneur.

La province a pris en considération les impératifs de sécurité, notamment face aux mesures de destruction systématique des sangliers, mais aussi la pertinence de maintenir un camp alors que l’accès aux forêts voisines est interdit.

Septante-cinq camps accueillis en 2017

L’an passé, le territoire concerné par l’arrêté avait accueilli 75 camps. "Seuls 15 % de la province de Luxembourg sont concernés par les mesures liées à la peste porcine africaine, il y a donc des endroits qui peuvent encore accueillir des camps", a avancé M. Schmitz.

L’ASBL Atouts-Camps, dont l’un des rôles est de lister les endroits de camps en Wallonie, servira de relais auprès des fédérations. Pour le porte-parole de la fédération Les Scouts, Geoffroy Crépin, l’arrêté "semble proportionné par rapport aux risques". Mais les conséquences sont lourdes pour les jeunes sachant que "certains endroits sont réservés un voire deux ans à l’avance". Geoffroy Crépin invite les propriétaires de terrains et de locaux non encore recensés comme des lieux de camp potentiels à se manifester auprès des mouvements de jeunesse. Les Scouts comptent aussi soutenir au mieux les mouvements de jeunesse dont le maintien d’un camp est menacé.