Belgique

Quelque 300 personnes issues de plusieurs mouvements citoyens et organisations comme Greenpeace, Youth for Climate ou encore Act For Climate Justice, ont entamé, dimanche vers 18h00, une action contre "le blocage de la Loi Climat par certains partis", alors que les débats parlementaires doivent se poursuivre cette semaine à la Chambre. La police, déployée en nombre, encercle les manifestants postés dans la "zone neutre" de la rue de la Loi, interdite à toute manifestation. Ils ne pourront vraisemblablement pas y rester, mais ils ont installé des tentes dans le Parc Royal et prévoient d'y passer la nuit.

Les militants veulent poursuivre leur action jusqu'à mardi. Parmi les personnes présentes figurent notamment Anuna De Wever, initiatrice du mouvement Youth for Climate en Belgique, et le réalisateur Bouli Lanners.

"Nous occupons la rue de la Loi parce que nos politiciens bloquent la loi sur le climat", affirme Dave Van Meel, de la Coalition Climat. "Ils refusent toujours d'écouter les milliers de citoyens qui descendent dans la rue depuis des mois. Après des années de stagnation dans le domaine de la politique climatique, en raison d'un manque d'ambition et de coopération, il faut agir maintenant", ajoute-t-il.

Depuis plusieurs mois, les jeunes de tout le pays réclament chaque semaine des actes politiques forts, dont le vote d'une loi sur le climat qui fixe des objectifs clairs et améliore la gouvernance climatique en Belgique.

Alors que le monde politique se déchire autour de la proposition de loi déposée en ce sens, et co-signée par les écologistes, les socialistes, le cdH, DéFI et le MR, il est apparu mardi dernier que le MR ne soutiendrait pas la révision de l'article 7bis de la Constitution, soit la voie la plus rapide pour rendre possible cette loi climat. Une option que refusent également le CD&V, l'Open Vld et la N-VA. Le MR dit préférer un accord de coopération entre les différentes entités du pays pour y parvenir.

La commission de révision de la Constitution doit se réunir ce mardi pour se prononcer sur la révision de l'article 7bis. Si celle-ci recueille une majorité (ce qui est peu vraisemblable), la séance plénière se prononcerait à son tour jeudi. Mais la perspective d'y décrocher une majorité est encore plus illusoire puisqu'il faut recueillir deux tiers des voix.


© Frédéric Chardon

© F.C.

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