Belgique

Plusieurs organisations pour la paix - la CNAPD, Vrede vzw, Vredesactie et Pax Christi Vlaanderen - ont mené mardi une action symbolique contre les armes nucléaires devant le cabinet du Premier ministre Elio Di Rupo. Ils lui ont remis une bombe nucléaire en chocolat afin qu'il l'offre au président américain Barack Obama, qui sera présent en Belgique mardi et mercredi. 

Les organisations souhaitent qu'Elio Di Rupo inscrive l'élimination des armes nucléaires de Kleine Brogel à l'agenda du gouvernement. Elle demandent également au président américain de retirer les armes nucléaires américaines présentes en Europe. "Cela fait plus de cinquante ans que des armes nucléaires sont en Belgique", ont indiqué les organisations. "Elles sont inutiles, chères et dangereuses."

Le président américain séjournera en Belgique mardi et mercredi.

Davantage de mesures de sécurité nucléaire ?

Trente-deux pays, dont la Belgique, se sont engagés à transposer en droit national les lignes de conduite de l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique) en ce qui concerne la protection du matériel nucléaire, a-t-on appris mardi, au deuxième et dernier jour du Sommet sur la sécurité nucléaire organisé à La Haye.

Cette transposition en droit national rendra de facto ces lignes de conduite contraignantes, tant pour les autorités publiques que pour les centres de recherches et les entreprises. Elle renforcera également la confiance des Etats quant aux mesures de sécurité adoptées par leurs voisins. Par ailleurs, le programme adopté à La Haye prévoit également que des équipes internationales d'experts évaluent, pour chaque Etat, l'efficacité des mesures de sécurité nucléaire. Selon des spécialistes présents au Sommet, il s'agit là d'un instrument important, garantissant notamment le fait que les règles de sécurité adoptées par les différents pays répondent aux standards internationaux en la matière. Outre la Belgique, l'ensemble des Etats membres de l'Union européenne, le Japon, Israël, ou encore l'Ukraine se sont engagés à prendre part à ce programme, initiative des pays organisateurs des 3 Sommets sur la sécurité nucléaire (Etats-Unis, Corée du Sud et Pays-Bas). 

Le Sommet 2014, qui aura avant tout été marqué par la crise ukrainienne et l'exclusion provisoire de la Russie du G8, doit se clôturer mardi après-midi, avec une déclaration finale fruit d'un consensus entre les Etats.