Belgique

En vigueur depuis trois ans, le décret inscriptions assombrit chaque année les vacances d’été de plusieurs centaines de parents dont l’enfant doit entrer en 1 re secondaire : "Mon fils ou ma fille pourra-t-il s’inscrire dans l’école de son choix ?" Certes, le décret n’a pas pour objectif d’attribuer à chaque enfant l’école de son 1 er choix, mais bien de lutter contre l’échec scolaire et la dualisation de l’enseignement. Il n’a pas non plus pour vocation d’endiguer la pénurie de places d’école, imputable au boom démographique. Or, le problème est bien là. A ce jour, 307 enfants figurent encore sur une liste d’attente. C’est en Région bruxelloise - où la population devrait gonfler de quelque 170 000 habitants d’ici 2020 - que se fait sentir la tension la plus forte avec 287 enfants "sans école", particulièrement dans le Nord, où il manque cruellement de places d’école. A l’horizon 2020 devraient être créées 18 000 places dans le fondamental et 12 500 dans le secondaire bruxellois. Les pouvoirs politiques ont mis, dans l’urgence, la main au portefeuille pour financer de nouvelles places. Mais, comme le souligne l’Ufapec, la part de financement des dépenses d’investissement demeure très faible en Belgique (4,1 %) en regard de l’ensemble des dépenses liées à l’enseignement. Pourtant, quel que soit le réseau d’enseignement, apprendre dans des infrastructures adéquates, correctement financées et dont l’offre a été réfléchie et anticipée selon la demande, c’est aussi cela l’assurance d’un enseignement de qualité et d’avenir.