Belgique

Le gouvernement flamand a approuvé provisoirement le 30 octobre 2009 un plan d’aménagement du territoire particulier (RUP) concernant la zone ayant abrité l’ancien terminal de l’Expo 58 sur le site de l’aéroport de Bruxelles-National. Mais avant l’application du nouveau plan, il a lancé le 30 novembre une enquête publique de 60 jours pour recueillir l’avis de tout qui est touché par les activités de Brussels Airport.

Le nouveau RUP intègre des prescriptions urbanistiques à respecter pour les futures autorisations de bâtir. Mais pour les riverains de l’aéroport, cette démarche cache un sombre dessein : créer un cadre légal pour assurer l’essor de la plate-forme, en particulier la construction du terminal low cost. Ce projet est sous le coup d’une action en justice de la part des compagnies aériennes opérant à Bruxelles-National et remis au frigo aujourd’hui par les dirigeants du site.

"Personne n’est dupe, l’enquête porte sur une nouvelle tentative pour faire passer le projet de terminal low cost et l’augmentation sensible du trafic aérien qui en découlera. D’ailleurs, l’exécutif flamand fait référence au "gatewayproject" de l’aéroport dans sa décision. L’enquête se fait en toute discrétion, mais nous informons tous les riverains de ce qu’ils peuvent se prononcer sur ce nouveau plan d’aménagement dans le cadre de cette enquête publique", nous a confié Peggy Cortois, porte-parole de l’Union belge contre les nuisances aériennes (UBCNA). Les citoyens concernés peuvent se manifester jusqu’à fin janvier 2010. L’association estime que le nouveau plan définit des règles peu contraignantes.

"Le gouvernement flamand considère qu’il suffit que les constructions et aménagements aient un lien avec le secteur aéronautique pour les accepter. Il souligne qu’une étude d’impact environnemental n’est pas nécessaire parce que le projet de modification du RUP ne porte que sur des bâtiments localisés à l’aéroport. Pour nous, une étude d’incidence environnementale est indispensable et le gouvernement flamand doit prévoir des règles de protection des populations par les avions. Il doit aussi préciser l’augmentation prévisible de la capacité d’accueil d’avions du site", conclut-elle.