Belgique Le bientôt futur ex-président du tribunal de première instance de Bruxelles garde le silence sur son éviction mais se lâche à nouveau sur le documentaire "Ni Juge ni soumise".

La seule question qui se posait ce matin avant la présentation officielle par RTL de la nouvelle saison de l'émission "Face au juge", était : Luc Hennart viendra-t-il comme prévu à la conférence de presse ou annulera-t-il le déplacement en raison de la décision rendue par le conseil supérieur de la justice de ne pas renouveler son mandat? C'est un président du tribunal de première instance de Bruxelles en pleine forme, du moins en apparence, qui est arrivé à l'heure au rendez-vous prévu. "Il n'allait quand même pas me poser un lapin, évidemment qu'il est là ", s'est vantée Julie Denayer, la présentatrice de "Face au juge" avant le visionnage de la première d'une série de six épisodes diffusés dès le 10 mars prochain.

Un "Face au juge" qui devra bientôt compter sans son personnage central : Luc Hennart, son mandat arrivant à terme fin mars prochain. Face au succès phénoménal de "Ni juge ni soumise", le documentaire de Jean Libon et Yves Hinant, et aux critiques émises envers celui-ci par Luc Hennart, nos collègues de la DH lui ont demandé en quoi le traitement de "Face au juge" était si différent de celui du documentaire contesté, si ce n'est sur le format et le style, bien entendu.

"J’ai eu l’occasion de dire ce que je pensais de tout cela et je persiste et signe. Je crois qu’il y a une différence fondamentale entre les deux. Dans 'Face au juge', c’est la justice. La justice telle qu’elle fonctionne au quotidien avec ses qualités, ses défauts. Et je suis certain que le documentaire ou le prétendu documentaire auquel vous faites référence, ce n’est pas la justice. C’est autre chose et c'est bien tout le nœud du problème"

Et Luc Hennart d'aller plus loin ensuite après avoir prévenu "On ne me changera pas". "Si dans l’émission 'Face au juge', vous avez la dimension très humaine des intervenants, que ce soit le procureur, le juge de police, etc. Cette dimension humaine là je ne la retrouve pas du tout dans le documentaire que vous évoquez (NDLR : Il ne cite jamais le titre du documentaire). Il n'y a qu'un seul moment d'empathie dans ce documentaire : c'est lorsque ma collègue parle à sa voiture !".