Belgique

Cela fait presque deux mois maintenant qu’ils ont accepté de le signer. Et visiblement, leur patience commence à s’amenuiser. On parle ici de l’accord social 2013-2014 conclu le 5 mars dernier entre le gouvernement de la Communauté française et les organisations syndicales et pouvoirs organisateurs (PO) de l’enseignement.

Un accord, on s’en souvient, plutôt morose puisque aucune marge budgétaire n’avait été dégagée par les ministres concernés, Marie-Dominique Simonet (CDH) pour l’obligatoire, Jean-Claude Marcourt (PS) pour le supérieur.

Rien de bien concret pour les syndicats donc, qui avaient néanmoins accepté le protocole (sauf les libéraux SLFP et Appel) et ce, à une condition : "Que le dialogue social se poursuive sur quatre thèmes" : l’accompagnement du jeune dans le métier, la taille des classes, l’aménagement de la carrière et la formation initiale.

Demande acceptée par le gouvernement, qui s’était d’ailleurs engagé à mettre en place quatre groupes de travail chargés de plancher sur les dossiers. Mais voilà, depuis lors, "ça traîne" , déplore-t-on dans les rangs de la CSC-Enseignement. Qui, de son côté, a tenté de savoir quelles étaient les préoccupations principales de ses adhérents.

Ainsi, pendant un peu plus d’un mois, le syndicat chrétien a posté sur son site Web un questionnaire. Pas moins de 600 enseignants y ont répondu. Il en ressort deux constats majeurs : "Un : la stabilité d’emploi constitue la plus grande difficulté générée sur le terrain et ce, à tous les niveaux , nous rapporte-t-on. Deux : la principale cause d’abandon de la profession est le stress subi par les enseignants et l’attitude des directions à leur égard."

Et ce n’est qu’une infime partie des résultats obtenus