Belgique

Salah Abdeslam a pour ami d'enfance l'homme décrit comme le cerveau des attentats de Paris, Abdelhamid Abaaoud. 

Toujours selon nos infos, Salah, devenu ennemi public numéro 1 travaillait à la Stib. Il était engagé comme technicien au dépôt de tram d'Ixelles. Il y est resté deux ans, entre 2009 et 2011, avant d'être renvoyé par la société des transports en commun bruxellois.

Salah Abdeslam est désormais l’homme le plus recherché du pays. Le jeune Molenbeekois, n’est autre que le frère d’Ibrahim, un des kamikazes qui s’est fait exploser dans un café parisien. Il est également le frère de Mohamed, arrêté lui, ce samedi à Molenbeek et toujours entre les mains de la justice bruxelloise, à l’heure d’écrire ces lignes.

Qui sont donc ces trois frères originaires de Molenbeek ?

Les trois sont nés à Bruxelles mais disposent désormais de la nationalité française. Ils ont passé leur jeunesse à Molenbeek. Tous les trois étaient bien connus de la justice belge.

À commencer par Brahim, 31 ans, celui qui est donc mort en kamikaze à Paris. Il était bien connu pour trafic de stupéfiants et vols. Il a d’ailleurs comparu libre début des années 2000 devant le tribunal correctionnel de Bruxelles où il était poursuivi pour trafic de stupéfiants. Et ce, aux côtés de ses frères, Salah et Mohamed.

On sait également que Brahim a séjourné en Syrie. Tout comme son frère, Salah, 26 ans. Salah était domicilié au 30 parvis Saint Jean-Baptiste, sur la place communale de Molenbeek-Saint-Jean.

C’est là que, samedi soir, des perquisitions ont eu lieu. On sait également que Salah travaillait dans le service public. Tout comme son frère d’ailleurs, Mohamed, arrêté samedi soir. Ce dernier était employé communal… à Molenbeek !

Hier soir, les proches des trois frères se disaient sous le choc. Ils ne s’attendaient pas à une telle nouvelle. "On savait qu’Ibrahim était plus radical dans ses idées mais on n’aurait jamais imaginé cela des trois frères. Nous les avons encore vus quelques jours avant ces attentats à Paris", ont déclaré des membres de la famille des trois frères.


Un véritable arsenal de guerre

Des kalachnikovs et des ceintures fabriquées avec un explosif artisanal : le TATP.

Tous les témoignages des médecins urgentistes qui sont intervenus pour aider les blessés sur le théâtre des attentats sont formels : ce sont des "blessures de guerre". Certains ajoutant qu’il s’agissait de blessures comme on pouvait "en voir en 14-18". Une vraie boucherie donc.

Et pour cause, les terroristes étaient lourdement armés. Pour frapper aveuglément, ils ont utilisé des kalachnikovs. L’arme préférée des révolutionnaires et insurgés de tous poils aux quatre coins du monde, mais aussi des braqueurs de fourgons.

Cette arme automatique de calibre 7.62 est extrêmement puissante. Une rafale de kalachnikov peut transpercer des murs en béton. Il suffit d’imaginer les dégâts que cela peut occasionner à un corps humain. Ce n’est malheureusement pas pour rien que l’identification des victimes prend autant de temps.

Vu le nombre de corps et de douilles retrouvées par les enquêteurs, les assaillants devaient disposer d’un nombre de chargeurs impressionnant.

La nouveauté qui inquiète le plus les autorités est l’utilisation de ceintures ou de gilets explosifs. Une première en France. Pour cet équipement, il semble que les terroristes ont fait dans l’amateurisme le plus total. En effet, ils ont utilisé un explosif artisanal dont la recette se trouve très facilement sur internet : le TATP ou peroxyde d’acétone. Un explosif qui est très instable. Les explosifs étaient reliés à un détonateur équipé d’un simple bouton-poussoir.

Un simple bricolage donc, mais qui s’est révélé extrêmement efficace.

Les trois terroristes du Stade de France étaient en outre chargés de boulons pour faire un maximum de dégâts. On sait aujourd’hui qu’ils ont été refoulés à l’entrée du stade et que leur objectif n’était pas de mourir seul, mais bien de faire un maximum de victimes à l’intérieur du complexe qui était plein à craquer.


Deux frères interpellés parmi les sept suspects

Pas moins de sept suspects ont été interpellés au plat pays, principalement du côté de la commune bruxelloise de Molenbeek, ce week-end, dans le cadre de l’instruction menée chez nous après les attentats perpétrés à Paris.

Parmi eux, Karim A. - 38 ans - qui habite avenue Jean de la Hoese, à Molenbeek, et Ayoub A. qui serait le frère du premier. Ils ont été questionnés sur leurs emplois du temps respectifs et leurs liens présumés avec le terroriste belge recherché Abdeslam Salah (lire ci-contre).

Selon nos informations, ils ont affirmé qu’ils ne le connaissaient pas et qu’ils n’avaient aucun lien avec les attentats de Paris. Ils ont également été interrogés sur leurs liens avec un autre voisin - Mohamed A. - que les policiers cherchaient à interpeller dans la nuit de samedi à dimanche et qui pourrait avoir un lien avec la location des deux voitures, immatriculées en Belgique, retrouvées à Paris, à proximité de la salle de concert Bataclan et du cimetière du Père Lachaise.

On ignorait hier soir si Karim et Ayoub A. avaient été - ou non - placés sous mandat d’arrêt ou s’ils avaient vu le délai de leur garde à vue prolongé.