Belgique

Décidément, rien ne va plus au pavillon belge à l’exposition internationale de Milan. La Dernière heure avait révélé ce mardi matin la colère des employés du bar et du restaurant qui avait mené dimanche à une grève de quelques heures. Aujourd’hui, toujours interrogés par la DH, ces mêmes employés se déchaînent. “L’équipe, n’attend que la fin du mois pour quitter l’expo, ils n’en peuvent plus ! Nous sommes dirigés par des incompétents. Ils n’ont aucune idée de comment ils doivent fonctionner dans un tel événement et font tout de travers”, dénonce au nom de l’équipe un responsable du restaurant, qui a préféré garder l’anonymat.

Selon lui, l’organisation aurait accumulé les couacs et pénalisé durablement le fonctionnement de la restauration du pavillon. “Nous étions le seul pavillon pour lequel les denrées alimentaires étaient bloquées. De plus, nous avions demandé du matériel de cuisine afin de pouvoir travailler et rien n’a été pris en compte, nous avons dû tout acheter sur place. Les responsables ne s’étaient pas non plus occupés de trouver des tables et des chaises pour le restaurant. Ils s’en sont rendu compte un jour avant l’ouverture et ont dû en louer pour 20.000€ la semaine. C’est tout simplement surréaliste !”

Mais les déboires ne s’arrêtent pas là, les conditions de travail des employés seraient aussi très compliquées. Une partie de l’équipe se retrouverait aujourd’hui dans de grandes difficultés financières. “Nous travaillons depuis la mi-avril et nous avons seulement reçu notre contrat de travail lundi. Pour couronner le tout, nous sommes payés au prix de manutentionnaires italiens, soit seulement 900€ net par mois. On ne nous paye pas non plus notre transport ni notre nourriture, on doit se débrouiller tout seuls. C’est notre troisième expo et c’est la première fois que cela arrive, c’est un scandale”, martèle le responsable.

Résultat : le pavillon belge tourne actuellement au ralenti. Les employés demandent la démission immédiate de Laurence Heyblom, la directrice du pavillon. Ils exigent également le retour de Benoît Gersdorff, chef étoilé du restaurant, pour gérer le projet. Ce dernier est rentré précipitamment en Belgique après un burn-out fait sur place. “C’est lui qui nous a demandé de continuer le travail, c’est pour lui que nous sommes restés. Mais il faut qu’il revienne, sinon nous partirons tous”, conclut le membre de l’équipe. Malgré notre insistance les responsables du pavillon restent pour le moment toujours injoignables.