Belgique

Une attaque perpétrée avec des armes automatiques et de guerre contre les services de police constitue probablement une première en Belgique, selon Brice De Ruyver, professeur à l'Institute for International Research on Criminal Policy de l'Université de Gand. Il espère que toutes les ramifications de la cellule de Verviers seront découvertes dans les prochaines heures.

L'expert en sécurité ne se souvient pas que des organisations terroristes aient déjà utilisé du matériel de guerre contre les forces de l'ordre en Belgique. "Les tueurs du Brabant avaient certainement des visées politiques, mais nous ignorons toujours leur objectif, je n'oserais donc pas qualifier cela de terrorisme", commente M. De Ruyver. Il explique que des organisations terroristes comme le PKK et les CCC n'utilisaient pas d'armes de guerre contre la police. "Ce qui vient d'arriver ce soir est une première en Belgique selon moi."

Brice De Ruyver espère que la justice mettra au jour les ramifications de ce réseau dans les prochaines heures. "Tout indique que ce sont des personnes qui travaillent pour leur propre compte. Nous avons vu en France jusque où cela mène. Quand des personnes se trouvent dans cette phase, cela devient très clair: il se situent en dehors de la société et veulent s'en prendre directement à la société. Vous ne pouvez alors espérer qu'une seule chose: être plus rapide qu'eux."

Enquête nocturne

Les enquêteurs des polices judiciaire et scientifique se trouvaient toujours vendredi, à 0h30, sur les lieux de l'assaut donné par la police fédérale à Verviers, où ils sont descendus jeudi soir, a constaté l'agence Belga. D'après le bourgmestre Marc Elsen, le périmètre de sécurité devrait rester d'application encore durant plusieurs heures pour permettre aux enquêteurs de faire leur travail.

Les riverains de la rue de la Colline, théâtre de l'assaut de la police fédérale, sont dès lors confinés dans leurs habitations jusqu'à nouvel ordre.