Belgique

Les "gilets jaunes" ont manifesté pour la troisième fois, ce samedi, à Bruxelles.

Ce que l'on retiendra essentiellement de cette troisième journée de mobilisation bruxelloise est sans aucun doute le grand calme dans lequel se sont déroulées les actions au coeur de la capitale. Les gilets jaunes, peu nombreux, ont marché pacifiquement dans le quartier européen encadrés par les forces de l'ordre quant à elles présentes en nombre. 

Les images qui ressortent de cette cette manifestation tranchent avec celles des mobilisations précédentes où les casseurs et autres fauteurs de troubles avaient semé la pagaille dans les rues de la capitale. Rappelons qu'environ 400 personnes avaient été arrêtées la semaine passée au terme de la deuxième journée de mobilisation des gilets jaunes à Bruxelles.

Résumé de la journée

Peu nombreux, les participants ont tout de même décidé de faire entendre leur voix ce 15 décembre à Bruxelles. Les manifestants se sont rassemblés à 13h sur la place du Luxembourg. Contrairement aux autres fois, ils ont fait une demande officielle pour la manifestation. Mais les gilets jaunes ont finalement été chassés de la place par les policiers après un contrôle d'identité. Les manifestants ont bien fait comprendre qu'ils se sentaient freinés dans leur droit de s'exprimer.

Selon la RTBF, les policiers avaient déjà procédé à 12h30 à une cinquantaine d'interpellations administratives à cet endroit même.

© Camille Delannois

Les forces de l'ordre ont également organisé des contrôles dans les gares à l'arrivée des trains en provenance de Wallonie.

Aux alentours de 13h, le cortège s'est mis en route en direction du carrefour Arts-Loi, encadré par des policiers très nombreux. Les gilets jaunes n'ont pas marché sur la route comme lors d'une manifestation traditionnelle. Ces derniers ont dû emprunter les trottoirs.

Nous pouvons noter que la mobilisation a suscité beaucoup moins d'entrain que celle de la semaine passée, puisque l'on n'a décompté qu'une centaine de gilets jaunes présents. Selon un de nos journalistes sur place, il y avait plus de policiers que de gilets jaunes au carrefour Arts-Loi. "Michel démission", demandaient les manifestants en choeur. Des slogans ont été entonnés contre la politique sociale du gouvernement, mais l'on a également pu entendre des slogans identitaires.

© Bernard Demoulin

La tension est très brièvement montée entre les gilets jaunes et les policiers aux alentours de 14h40 aux abords de la place du Luxembourg. Les manifestants déploraient le blocage des forces de l'ordre. Comme vous pouvez le voir sur la vidéo qui suit, les policiers armés de leurs boucliers refusaient de laisser passer les gilets jaunes. Ces derniers ont alors été pris à partie par les manifestants.

Mais tout est très vite rentré dans l'ordre et aucun véritable trouble n'a été constaté au cours de cette manifestation qui s'est déroulée dans le calme. La police a même autorisé les gilets jaunes à marcher dans le quartier européen où elle les a escortés. Après être passés par la rue Belliard et avoir longé la résidence du Premier ministre, les manifestants sont retournés vers 16h à la place du Luxembourg. La journée a pris fin pour les gilets jaunes peu après cela. Ils ont tenu à remercier les forces de l'ordre pour leur collaboration avant de se disperser. La police a déclaré qu'aucun blessé ni dégât n'a été constaté au cours de cette troisième journée de mobilisation des gilets jaunes.


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Un homme est décédé ce vendredi à Erquellines

Un Belge, un homme d'une cinquantaine d'années habitant Solre-sur-Sambre, est décédé vendredi soir à un barrage de gilets jaunes français et belges, posté sur la frontière, a confirmé samedi le bourgmestre d'Erquelinnes, David Lavaux. Selon le maïeur de la commune frontalière, l'accident a eu lieu vendredi vers 18h00. "Des gilets jaunes, qui sont sur place depuis plusieurs semaines, tenaient un barrage filtrant sur la N54. Ils retenaient les camions et laissaient passer les voitures". La victime, au volant de sa voiture, a été surprise par la file de poids lourds à l'arrêt, qu'elle a emboutie par l'arrière.