Belgique

L'auteur de la pièce "Djihad" est au centre de l'actualité depuis la semaine passée. Il avait d'abord décidé, jeudi dernier, de renoncer à un projet, de la Région bruxelloise, de réaliser des capsules visant à lutter contre la radicalisation chez les jeunes. La raison ? Des critiques avaient été émises à propos du montant du projet (275 000 euros) et de l'absence de mise en concurrence.

Mais au début de cette semaine, une autre affaire qui concerne Ismaël Saidi est remontée à la surface. La RTBF a dévoilé la condamnation - en appel - de l’auteur par la justice marocaine. Il a écopé, en 2014, de quatre mois de prison avec sursis pour émission de chèques sans provision. Ismaël Saidi précisait dans "Le Soir" que ces chèques (émis pour un montant de près de 34 000 euros) lui avaient été dérobés par celui-là même qui l’avait attaqué en justice. Géographiquement éloigné des débats judiciaires marocains, Ismaël Saidi précise avoir insuffisamment surveillé ce litige. L’argent dû a été provisionné, ajoute-t-il.

Ce jeudi soir, Ismaël Saidi a donné sa version de l'affaire sur sa page Facebook, sous la forme d'un "conte persan" où il met en scène des journalistes francophones, essentiellement de la RTBF, ainsi que certains de ses proches.

Dans ce texte, il s'en prend notamment à Jean-Pierre Jacquemin, le directeur de l'information à la RTBF. Il le qualifie de "sorcier" qui "enrageait que sa tour de diamant ne brille pas autant que la tour d’à côté". Selon Ismaël Saidi, Jean-Pierre Jacquemin est "furieux", depuis quelques mois, parce que l'auteur ait préféré travailler avec RTL plutôt qu'avec la RTBF.

Il affirme aussi qu'un journaliste de la RTBF, qu'il qualifie de "fin limier", a cherché à lui nuire dans une volonté de scoop. Il sous-entend également que des journalistes du service public ont reconnu qu'ils avaient usé de procédés malhonnêtes à son encontre.

Ismaël Saidi conclut de la sorte : "Le petit Saidi retrouva ses amis et partit vers de nouvelles aventures…en espérant que les grands sorciers et le fin limier ne créeraient plus de potions nauséabondes contre les gens. Le petit Saidi a une pensée très forte pour toutes les personnes qui ont reçu des potions nauséabondes sans qu'on vérifie tous les ingrédients".


Note de la rédaction : la publication d'Ismaël Saidi a été supprimée de son compte Facebook vers 21h30 jeudi, avant de réapparaître ce vendredi peu après 8h30.