Belgique

Son bureau est un peu le cœur du réacteur. Et son regard, sans doute celui d’un des plus grands connaisseurs de l’enseignement francophone belge. Depuis 2001, Jean-Pierre Hubin est à la tête de l’administration. Aujourd’hui, il est une des chevilles ouvrières de sa modernisation qu’il appelle de ses vœux.

On dit que vous manquez de moyens. Vous le regrettez aussi ?

C’est vrai qu’avec l’évolution de la société, et avec tout ce que nous devrons mettre en œuvre à la suite du Pacte d’excellence, je ne peux pas dire que nous bénéficions des ressources nécessaires, même si le gouvernement a fait un effort substantiel pour nous aider. Il reste cependant que nous avons un gros problème d’évolution des métiers qui impose du personnel de plus en plus qualifié. Nous sommes en train de répondre à ces évolutions, mais cela ne se fait pas en deux ans. En termes de maîtrise informatique par exemple, nous sommes encore loin du compte.

Mais pourquoi n’est-il pas possible d’évoluer plus vite ? Vous ne trouvez pas assez de profils qualifiés ?

Il y a plusieurs raisons. La première est que les dirigeants ne se sont pas toujours rendu compte que le changement impose des investissements. De plus, nous devons répondre à des obligations fédérales qui nous tombent dessus sans que nous ayons été concertés. Je pense par exemple à l’informatisation des pensions. Tout d’un coup, nous avons dû recruter vingt personnes. L’Europe aussi impose des changements. Tout cela s’ajoute aux évolutions internes que nous devons assumer.

Ce manque de moyens vous impose-t-il d’abandonner certaines missions ?

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