Belgique Les étudiants néerlandophones sont-ils un peu trop fêtards ? Une enquête menée sur les campus gantois, anversois et louvaniste a donné des résultats qui interpellent certains spécialistes. "Les drogues ont un côté récréatif, mais les étudiants doivent savoir qu'il y a un côté sombre", explique Guido Van Hal, sociologue médical de l'Université d'Anvers, dans la presse du nord du pays. "Il est nécessaire d'augmenter la prévention autour de l'alcool et du cannabis. Distribuer des brochures est insuffisant. Pour moi, il faut mettre sur pied une nouvelle matière au programme. Un cours intitulé 'addiction' , où les étudiants peuvent entendre des témoignages d'anciens addicts sur la consommation de drogue et ses conséquences. "

Selon les chiffres présentés à l'issue de ce coup de sonde, plus de 93% des universitaires flamands ont été ivres au cours de l'année dernière. La moitié d'entre eux présentent également des comportements qui laissent présager d'une consommation importante dans les années à venir.

"Ce dernier chiffre ne signifie pas qu'ils sont dépendants", tempère Guido Van Hal dans les colonnes du Morgen. "Mais cela montre qu'ils courent le risque de continuer à boire, et qu'il augmentera quand ils seront sur le marché du travail." Un constat qui impose plus de sévérité envers l'alcool, estime M. Van Hal . "La vente organisée d'alcool par les cercle étudiants n'est pas normale. Les facultés doivent mettre en place un plan d'action contre ces produits".


Une consommation de drogue supérieure aux unifs américaines

Outre les dangers de l'alcool, Guido Van Hal pointent la hausse de la consommation de cannabis. Selon l'enquête, quatre jeunes sur dix avouent avoir déjà fumé un joint. Un sur cinq reconnaît que c'était au cours de l'année précédente. "Cela me surprend, car ce chiffre est plus important qu'aux USA et que dans les autres pays européens. Or, il s'agit toujours d'un produit illégal", rappelle le sociologue.

Autre fait surprenant, l'utilisation de joints pour déstresser pendant les examens. Le quotidien néerlandophone explique que près d'un millier d'étudiants ont recours à cette substance pour améliorer leurs performances . "Là, on est en présence d'une dépendance, ils ne peuvent tout simplement pas s'en empêcher". Une addiction qui pourrait être enrayée, à condition que les universités prennent des mesures radicales...