Belgique

La carte d'identité électronique (eID) peut désormais servir de moyen de paiement. Les sociétés Loyaltek et Proxyclick ont présenté cette nouvelle application, qualifiée de "première mondiale", mercredi à Bruxelles, dans un réfectoire de l'entreprise de production d'engrais minéraux Yara. La présentation de cette nouvelle application a eu lieu en compagnie du ministre fédéral pour l'Entreprise Vincent Van Quickenborne et du ministre bruxellois de l'Economie Benoît Cerexhe. Le premier s'est félicité de cette nouvelle application pour l'eID tandis que le second a souligné le dynamisme de la région bruxelloise.

Actuellement, le système de paiement ne peut être utilisé qu'en deux endroits, dont la société Yara. Le directeur de la société bruxelloise Loyaltek -qui met au point des terminaux électroniques et les programmes qui les accompagnent- Robert Masse, estime cependant qu'il existe une grande demande. Des discussions ont également lieu avec Atos Worldline, l'entreprise qui gère les paiements électroniques en Belgique. "Mais a priori, nous voulons proposer les terminaux et systèmes de paiement dans des environnement bien déterminés", a expliqué Robert Masse.

Concrètement, la carte d'identité électronique est reliée à un compte de Proxyclick, société offrant des repas en ligne. Le travailleur présent dans le réfectoire encode, pour payer, le code pin de sa carte d'identité dans le terminal de paiement. Lequel assure la liaison entre la carte d'identité et le compte à débiter. En pratique, le consommateur pourra lier sa carte d'identité à différents moyens de paiement bancaires ou non-bancaires.

Ce système pourrait s'appliquer à l'avenir dans d'autres contextes, comme les écoles ou les hôpitaux.