Belgique

La question souvent "taboue" des enseignants dont les élèves sont parfois tous en échec au terme de l’année scolaire doit figurer parmi les débats essentiels dans les écoles, ont exhorté mercredi les associations de parents de l’enseignement officiel (Fapeo). "Comment est-il possible que des enseignants mettent systématiquement la majorité de leurs élèves en échec sans que ces pratiques ne soient ni inspectées, ni supervisées ou accompagnées ?", s’est interrogée Marie-Christine Linard, secrétaire générale. Elle souhaite que les statistiques d’échecs en juin - et non en septembre - soient transmises au service de pilotage et à l’inspection. En objectivant ainsi ce sujet, la pression sur les autres enseignants ou la direction serait allégée, "car nombreux sont les enseignants ou directeurs qui se sentent impuissants à modifier des diktats de leurs collègues", explique Mme Linard. La question de l’échec scolaire reste une des problématiques les plus difficiles pour les parents, selon la Fapeo. La légère baisse du taux de redoublement amorcée depuis 2008-2009 en primaire n’empêche pas qu’un élève sur cinq soit en retard scolaire en fin de 6e primaire. En fin de secondaire, ce taux est d’un sur deux. En réalité, "les taux d’échecs sont bien plus élevés dans le secondaire lorsqu’on les rapporte aux résultats de juin", insiste la Fapeo. Elle estime que les statistiques actuelles cachent le fait que les réussites de seconde session résultent bien plus du suivi parental et des cours privés. (Belga)