Belgique

Ce mercredi, la Commission de Concertation de la Ville de Bruxelles s’est réunie au sujet du déplacement du chemin du Keelbeek qui passe sur le terrain où devait être construit la méga-prison de 1.190 places à Haren.

"Suite à cette concertation, la Ville de Bruxelles a rendu un avis défavorable majoritaire. En tant que telle, cette décision implique des changements dans le projet de la prison de Haren tel qu’il a été conçu," précise le communiqué du Cabinet de l'échevin bruxellois de l'Urbanisme et du Patrimoine, Geoffroy Coomans de Brachène (MR).

Même si ce n'est qu'un avis, qui devrait logiquement être confirmé par le Conseil communal bruxellois dans les prochains jours, c'est malgré tout une bombe dans ce projet de taille. Et pour cause, le déplacement d'une voirie est  une compétence exclusive du Conseil communal. La Ville de Bruxelles, qui estime que ses revendications et remarques n'ont jamais été entendues depuis le lancement du projet, soulève quatre motivations pour bloquer ce dossier ultrasensible:

    • L’absence de proposition de dédoublement du sentier du Keelbeek par la création d’une déviation par le nord-ouest du site de la prison projetée en plus de la déviation sud-est proposée ;
    • L’insuffisance des largeurs proposées pour le sentier dévié et plus spécifiquement pour son tronçon longeant la voie ferrée ;
    • Le déplacement et la suppression des sentiers engendrent une réduction substantielle de la qualité et du confort par rapport à la liaison existante entre Haren et Diegem.
    • L’absence de garantie concrète quant à la réalisation d’alternatives et de mesures propres à compenser les désagréments précités
    La Région, qui n'avait qu'un seul représentant, a rendu un avis minoritaire favorable assorti de conditions.

    Par cet avis, la Ville de Bruxelles met la pression pour obtenir des adaptations et compensations permettant de rassurer les riverains de Haren face à l'arrivée d'un tel projet carcéral.