Belgique Que peut lier -liste non exhaustive- les anciens ou actuels députés wallons Collignon, Luperto et Walry (PS); Lebrun (CDH); Bock, Saulmont ou Severin (MR)? On en retrouve fils, fille, belle-fille, nièce, mère, etc. dans le personnel administratif statutaire du Parlement wallon. Les accointances ne s'arrêtent pas aux élus: fils du greffier, belle-fille d'un secrétaire du greffe, fille d'un membre du greffe, mari et soeur d'une secrétaire... sont casés aussi. Et les accointances ne sont pas que familiales: pour preuves, les anciens chauffeurs de Joëlle Milquet et Charles-Ferdinand Nothomb. Enfin, on vous épargnera les promotions-canapé.

Notez, des personnes de qualité peuvent se glisser dans le lot (d'autres aussi: «Le Parlement est un atelier protégé», y entend-on!). C'est le système qui trouble. Sans équivalent, assure-t-on de diverses parts, dans aucune autre assemblée parlementaire belge. Bien sûr, ici, des nominations sont politiques au sens où les partis se partagent des fonctions, mais dans ces possibles quotas, il n'y aurait pas ou plus de recrutement sans examen ou test de sélection. Au Parlement wallon, non: «C'est du recrutement partisan pur et simple, un lotissement absolu», résume un collaborateur.

Tout quoi n'émeut guère le président (PS) de l'assemblée, José Happart: «On a toujours fait ainsi. Jusqu'à présent, le système a donné satisfaction à 95 ou 98 pc. Je ne sais pas si des examens amélioreraient la qualité du personnel. Cela alourdirait le système et en définitive on devrait de toute manière choisir. Et je n'imagine pas un système tout à fait abstrait des sensibilités politiques». Donc, on ne change rien? «On a déjà changé: quand le besoin technique s'en fait sentir, on recourt à un consultant externe. On l'a fait pour un informaticien, on évaluera au cas par cas.»

Il y a consensus là-dessus au bureau du Parlement, assure encore José Happart...

© La Libre Belgique 2006