Belgique

Le roi Philippe a rendu hommage, mercredi matin, lors du 97e anniversaire de l'armistice de la Première Guerre mondiale, aux victimes des deux conflits mondiaux et aux soldats belges qui ont perdu la vie depuis 1945 lors d'opérations de paix. Le souverain a déposé une gerbe de fleurs devant la Colonne du Congrès à Bruxelles et a ensuite respecté une minute de silence. Quelques centaines de personnes ont assisté à la cérémonie, qui s'est déroulée sans accroc. Vingt-et-un coups de fusil ont ensuite retenti, avant que le Roi ne salue les associations d'anciens combattants présentes sur place et s'entretienne brièvement avec plusieurs vétérans. Les représentants des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire ont également déposé des gerbes de fleurs, tout comme des représentants de la police, de la Défense, de l'Otan et d'autres forces militaires présentes en Belgique.

La présidente du Sénat Christine Defraigne et son homologue à la Chambre Siegfried Bracke étaient, quant à eux, accompagnés de onze enfants issus des dix provinces du pays et de la capitale.

Lors de son arrivée, le roi Philippe a salué les quatre détachements militaires qui étaient présents à la cérémonie. A l'issue de celle-ci, il a profité d'un petit bain de foule.


Bart De Wever : "La paix est friable, la paix est fragile" 

A Anvers aussi, on commémorait l'armistice de la Première Guerre mondiale mercredi. Le bourgmestre Bart De Wever (N-VA) a évoqué dans son discours les problèmes rencontrés aux frontières de l'Europe et a appelé à faire preuve d'humanité, chez nous et ailleurs. Les cérémonies ont débuté au cimetière de Schoonselhof, où les représentants des quatre grandes religions ont prié et celui des libres penseurs a fait un discours.

Des dizaines d'élèves du secondaire ont traversé la ville lors d'une "marche au flambeau pour la paix" et rejoint le Monument aux morts.

Des délégations d'anciens combattants, de résistants, de prisonniers politiques, de la police, de l'armée, ainsi que la gouverneur de la province d'Anvers Cathy Berx ont assisté au moment où Bart De Wever a repris le flambeau des mains des jeunes.

"La paix est friable et est fragile. Etablir la paix et la maintenir est bien plus difficile que de commencer une guerre insensée. Et je dis cela alors que le monde est à feu et à sang aux frontières de notre continent", a dit M. De Wever. "Il est de notre devoir de continuer à espérer que cette journée du 11 novembre ne nous inspire pas seulement nous et les nôtres, mais aussi d'autres personnes, ailleurs dans le monde, à plus de raison, d'humanité et de repentir".

Le maieur anversois a appelé les générations actuelle et future à se soucier les uns des autres.

L'historien Pieter Serien a évoqué ensuite le journal de deux adolescents décrivant les horreurs de la guerre et l'occupation allemande.

Des gerbes de fleurs ont enfin été déposées au pied du Monument aux morts.