Belgique Des discussions ont actuellement lieu au sein de la commission spéciale de la Chambre chargée de se pencher sur les abus sexuels commis au sein de l'Eglise concernant le maintien du secret de la confession. Plusieurs membres estiment qu'un prêtre doit intervenir s'il est informé en confession d'un cas d'abus sexuel.

C'est un des principaux points litigieux au sein de la commission, peut-on lire lundi dans De Morgen. Les treize membres de la commission doivent finaliser leur rapport final pour mardi soir. Et il semble qu'il y ait des points de vue différents sur certains points en fonction que les membres soient croyants ou pas.

Ainsi, la commission se dirige vers un allongement des délais de prescription pour les cas d'abus sexuels sur des mineurs, une idée qui ne plaît pas à Child Focus notamment, qui estime qu'un allongement poussera les victimes à se taire plus longtemps et rendra plus difficile la recherche de preuves.

Un des principaux points de discorde au sein de la commission concerne toutefois le secret professionnel et le devoir d'information. "Le secret professionnel doit servir le bon but", indique un des membres de la commission. "Les assistants sociaux doivent pouvoir se prévaloir d'un secret professionnel comme celui des médecins afin de garantir la vie privée des victimes."

Plusieurs membres de la commission sont toutefois d'avis que le secret de la confession ne peut pas dispenser le prêtre de son devoir de signaler les faits d'abus sexuels dont il aurait été informé.