Belgique

Sur cent dossiers de viol, seul un aboutira à une peine de prison effective pour l'auteur, l'immense majorité des dossiers étant classés sans suite faute de preuve ou faute d'avoir pu identifier l'auteur, rapportent mercredi De Standaard et Het Nieuwsblad.

Sur 100 dossiers de viol, ouverts entre 2001 et 2007, seuls quatre ont abouti à une condamnation et dans un seul cas, l'auteur a purgé de façon effective une peine de prison.

Selon la psychologue Danièle Zucker, responsable des urgences psychiatriques de l'hôpital Saint-Pierre, à Bruxelles, et qui étudie la psychologie criminelle, c'est un résultat décevant.

Sur 100 dossiers passés au crible par la chercheuse, la moitié (51) ont été rapidement clôturés parce que l'auteur ne pouvait pas être identifié. Dans les autres cas, un suspect est identifié mais les preuves sont souvent insuffisantes (45 cas).

Dans quatre cas, l'enquête judiciaire a permis d'aboutir à un jugement et des peines de prison de 18 mois à trois ans. Trois de ces peines ont été prononcées avec sursis. Dans un seul cas, l'auteur du viol a purgé effectivement une peine de prison.