Belgique

Les autorités belges ont mené discrètement mais "avec succès" le 3 décembre 2009 un exercice destiné à vérifier si les forces de l'ordre pouvaient intervenir rapidement et efficacement en cas d'attaque terroriste contre le réacteur expérimental BR-2 du Centre d'études de l'énergie nucléaire (CEN) à Mol, révèle un câble diplomatique obtenu par le site Wikileaks.

L'organisation de cet exercice, baptisé "Archibald", faisait suite aux recommandations formulées en mai précédent par une équipe d'experts américains "en protection physique" des installations nucléaires, indique ce message signé par l'ambassadeur des Etats-Unis en Belgique, Howard Gutman, et publié par Wikileaks.

Un membre de l'ambassade avait été invité à y assister aux côtés de responsables de l'Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN) et d'un agent de la direction des unités spéciales de la police fédérale (CGSU). Dans le compte-rendu que M. Gutman en fait à Washington, cet exercice était "bien organisé".

Treize unités de police en armes sont arrivées rapidement sur place - en 25 à 40 minutes - pour "geler" la situation et empêcher les "attaquants" de s'emparer de barres d'uranium hautement enrichi. Le lendemain, le directeur général du CEN, Eric van Walle, avait fait état dans un bref communiqué d'un "exercice de sécurité réussi". Il ajoutait que le "CEN tient à améliorer en permanence la sécurisation de ses installations face à toute action malveillante".

"Les équipes d'intervention se sont rapidement déployées sur place et la coordination entre les services concernés s'est déroulée sans encombre. Quelques points - notamment ceux ayant trait à la communication vers la population - nécessitent cependant une amélioration. Celle-ci ne saurait tarder", avait-il ajouté.